La ministre de la Justice et l’ambassadeur belge planchent sur la coopération judiciaire entre Kinshasa et Bruxelles 

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Kinshasa, 07 octobre 2021 (ACP).- La coopération judiciaire entre la RDC et la Belgique a été au centre des entretiens jeudi à Kinshasa, entre l’ambassadeur de Belgique en RDC, John Indekeu, et la ministre d’État en charge de la Justice, Rose Mutombo.

 « Je suis venu voir Mme la ministre d’État, ministre de la Justice pour parler de la coopération judiciaire entre la RDC et la Belgique », a déclaré John Indekeu à l’issue de l’audience ajoutant : « Nous avons plusieurs projets en commun, il était important de pouvoir échanger afin de voir et de noter les progrès qui ont été notifiés et qui ont été faits ces derniers temps ».

Il a fait savoir qu’il y a beaucoup de contacts entre les différentes instances belges et congolaises.

« Mais il faut un cadre et nous espérons qu’avec l’approbation des projets de lois en rapport avec la ratification du traité bilatéral en matière d’entraide judiciaire que nous pourrions fournir ce cadre », a-t-il dit.

John Indekeu s’est félicité de l’approbation des projets de lois qui devront vite être transférés au Parlement avant leur ratification et entrée en vigueur.

Un message du ministre marocain de la Justice à son homologue de la RDC

Par ailleurs, la ministre de la Justice, Rose Mutombo a reçu le même jour, la coordinatrice de l’agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes (APLTP), Rebecca Meta Kasanda, venue lui transmettre un message de son homologue du Maroc.

Lors de son séjour au Maroc, Rose Mutombo avait échangé avec le ministre marocain de la Justice sur le renforcement des capacités des magistrats congolais en matière de la traite des personnes et d’autres thématiques utiles pour leur carrière.

Selon Mme Rebecca Meta Kasanda, la traite des personnes, un fléau très présent en RDC comme dans beaucoup de pays, « existe même dans nos propres maisons avec nos domestiques qui n’ont pas un contrat  de travail, ni  d’heures fixes de travail mais  qui  travaillent comme des animaux ».

C’est le cas notamment de l’exploitation sexuelle des enfants que certains parents envoient se prostituer pour de l’argent, le travail forcé qui se pratique dans les mines et dans les groupes armés ainsi que la mendicité le long de grandes avenues.

« Il y a également des Congolais qui ont quitté le pays pour l’Europe via le Maroc et qui étaient exploités dans les champs, heureusement que le Maroc à pris pour eux une décision salutaire en leur donnant les papiers de séjour et le permis de travail », a-t-elle renseigné.

 « À Tanger, au Maroc, je suis allée voir là où nos frères et sœurs traversaient en pirogue, en canon pneumatique. J’ai parlé avec ceux qui ont échoué en mer et qui ont perdu leurs membres de famille et d’autres qui ont été repêchés. Ils vivent au Maroc, ils travaillent mais ils refusent de rentrer au pays. Parmi eux, certains  sont encore exploités », a-t- elle déploré.

ACP/