Le ministre de l’ESU déterminé à organiser un enseignement de qualité orienté vers les filières techniques

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Kinshasa, 07 octobre 2021 (ACP).-  Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Mohindo Nzangi, a exprimé, jeudi, au cours du briefing de presse, à Kinshasa, sa détermination à organiser dans les universités congolaises des enseignements de qualité orientés vers les filières techniques.

Introduit par le ministre de la Communication et médias, Patrick MuyayaKatembwe, celui-ci a rappelé le sens de cet échange avec les membres du gouvernement en vue de répondre aux exigences de redevabilité des actions menées par l’équipe  gouvernementale dirigée par le Premier ministre , Sama Lukonde, sous la houlette du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dans son intervention, le ministre de l’ESU est revenu sur les différentes réformes initiées dans son secteur depuis sa prise de fonction, dont la première action était de faire un état des lieux de son ministère qui a abouti au constat  selon lequel « la formation dans l’enseignement supérieur était en inadéquation avec la demande du pays », a-t-il affirmé.

Ainsi, a-t-il noté,  au terme d’une prise de contact avec les universités et instituts supérieurs du pays que 80% de ces formations sont orientées vers les sciences humaines et seulement 20% pour les sciences techniques. Aussi, grâce aux Etats généraux organisés récemment, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, 329 résolutions regroupées en 8 thématiques ont été prises au cours de ces assises qui résument le plan de réforme qu’il a mis en place.

Cette réforme de l’enseignement supérieur et universitaire s’articule autour de quelques axes principaux, dont la Loi-cadre de l’éducation nationale qui a épinglé de reformes à faire notamment appliquer le système de LMD.

Mohindo Nzangi explique les axes principaux de cette réforme de l’ESU

Par ailleurs, le ministre de l’ESU a aussi fait savoir qu’il est aussi question, dans le cadre de cette réforme, de faire un diagnostic du secteur, une cartographie de l’ESU démontrant que beaucoup d’institutions supérieures ne sont pas du tout viables, avant d’insister sur l’accent particulier qui doit être mis sur les métiers.

« Au Katanga par exemple, une province à vocation minière, on n’y trouve pas d’écoles qui forment sur les métiers de mines », a-t-il déploré,  souhaitant  qu’on forme des jeunes gens sur base de référentiel.

« C’est donc l’une de grandes réformes à entreprendre pendant son mandat », a-t-il souligné, avant de conclure qu’il est question de viabiliser les instituts supérieurs. Ce qui l’a poussé, a-t-il ajouté,  à procéder à l’assainissement des établissements avec pour conséquence, la fermeture de certaines facultés de médecine.

« La numérisation de la gestion des ressources des patrimoines des universités a été l’une des résolutions majeures des Etats généraux de Lubumbashi », a fait remarquer le ministre Muhindo Nzangi, précisant que le plan du numérique a déjà été adopté,  bientôt ils vont faire un tour dans les universités pour passer à la numérisation du nombre d’étudiants, du personnel enseignant, les enseignements et tous les services qui vont avec telles que des bibliothèques numériques.

L’autre axe important, a relevé le ministre de l’ESU, est celui de la promotion des valeurs. Il s’est installé, depuis un temps, a-t-il dit, des pratiques non désirables dans les universités. Des actes d’antivaleurs tels que : le phénomène des points sexuellement transmissibles. Muhindo Nzangi s’est dit déterminé à mener une lutte sans merci contre toutes les formes d’antivaleurs dans les milieux universitaires.

S’agissant des infrastructures, il a fait savoir que certaines infrastructures datent encore de l’époque coloniale alors que le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter. A travers les 20 USD payés régulièrement par les étudiants chaque année, il souhaite que cet argent serve réellement au renouvellement des infrastructures universitaires.

Enfin, il a abordé la question relative à l’amélioration des conditions de travail des  enseignants de l’enseignement supérieur et des universités : « Nous ne pouvons pas exiger la qualité de l’enseignement sans que le gouvernement ne puisse fournir d’efforts à l’amélioration des conditions salariales des enseignants qui est une question prioritaire pour laquelle il reste confiant », a-t-il affirmé.

ACP/