Evaluation du suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’EPU du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

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Kinshasa, 14 octobre 2021 (ACP).- La Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH), en partenariat avec  l’UPR.Info, une Ong suisse spécialisée dans l’accompagnement de l’Examen Périodique Universel (EPU) du conseil de Droits de l’homme des Nations-Unies et le Centre Carter ont organisé mercredi, dans la salle de banquet du Palais du peuple, une session d’échanges avec la commission Droits de l’homme de l’Assemblée nationale.

Cette session a été consacrée à l’évaluation du suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel (EPU) 3ème cycle du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies.

Le responsable du programme « Voix et Leadership des Femmes » (VLF) du Centre Carter, Marie-Joséphine Ntshaykolo, qui a présidé cette activité, a fait savoir que l’objectif de ces assises étaient de présenter l’EPU et ses caractéristiques-clés, identifier la place de l’EPU dans le cadre du système de protection des droits humains de l’ONU ainsi que présenter le rôle des parties prenantes à l’EPU et du calendrier d’engagement pour l’EPU de la RDC.

Situation des 238 recommandations

De son côté, le président de la CNDH,  Mwamba Mushikonke, a signifié que cette session était également basée sur l’évaluation, avec les parlementaires membres de la Commission Droits de l’homme de l’Assemblée nationale, de 238 recommandations acceptées par la RDC à l’occasion du 3ème cycle de l’EPU du conseil des droits de l’homme de l’ONU tenu à Genève (Suisse) en 2019.

Selon le président de la CNDH, en acceptant ces 238 recommandations, la RDC s’était engagée à ratifier les instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme ou encore prendre des mesures législatives, définir et adopter des politiques, programmes ou stratégies, en vue de l’amélioration des conditions de jouissance des droits civils, politiques économiques, socio-culturels et surtout des droits des femmes, des enfants, des handicapés et des peuples autochtones.

Deux ans après, une évaluation sur la mise en œuvre par le gouvernement congolais de ces 238 recommandations valait tout son pesant d’or par la CNDH et l’UPR.Info pour constater les avancer ou non, indique-t-on.

D’où l’implication des parlementaires membres de la commission Droits de l’homme de l’Assemblée nationale en tant que partie prenante, a fait savoir la directrice de l’UPR.Info, Monamudi Mbikay, eux qui contrôlent l’exécutif national, proposent et votent les lois, pour une mise en œuvre effective de ces 238 recommandations de l’EPU de l’ONU.

Le Président de la commission Droits de l’homme de l’Assemblée nationale, Simon Pierre Iyananio, a reconnu, de son côté, des efforts fournis par le gouvernement dans la mise en œuvre de quelques recommandations, qui constituaient pour lui un échantillon.

Toutes ces recommandations, selon  ce dernier, ont déjà trouvé des répondants, étant donné qu’il y a des propositions des lois sur la santé publique, suivant  la ligne de conduite donnée par le Président de la République sur la couverture santé Universelle.

L’UPR.Info a recommandé aux parlementaires congolais, pour s’engager dans le processus de l’EPU,  de débattre du contenu du rapport national avant sa soumission, par le gouvernement, au conseil des droits de l’homme et de coopérer avec les INDH et la société civile, en ce qui concerne la mise en œuvre des recommandations.

ACP/