Le Président  Félix Tshisekedi à Kinshasa depuis jeudi

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Kinshasa, 14 octobre 2021(ACP).- Le Président de la République,  Félix Tshisekedi, a regagné Kinshasa, jeudi après-midi, au terme de sa visite officielle effectuée aux Emirats arabes unis où il était arrivé samedi dernier, sur invitation  du Prince héritier d’Abu Dhabi et vice-Commandant suprême des Forces armées émiratis, Mohamed Ben Zayed Al-Nahyan.

Le Président de la République est allé visiter la Tour Khalifa, un immeuble de 150 étages et l’une des plus hautes du monde, avant de s’envoler pour la RDC par l’aérodrome présidentiel de Dubaï, indique-t-on.

Les échanges du Chef de l’Etat avec les personnalités politiques et les hommes d’affaires émiratis ont porté essentiellement sur la coopération bilatérale, à travers un partenariat gagnant-gagnant, ainsi que les opportunités d’investissements de cet Etat fédéral dans les infrastructures,  l’énergie,  la santé, les mines,  la sécurité et  la défense, indique-t-on.

Le Président Tshisekedi  a supervisé mardi la signature de 7 protocoles d’accord au cours d’une rencontre bilatérale organisée au pavillon présidentiel de l’ « EXPO 2020 Dubaï », entre sa délégation et celle des opérateurs économiques émiratis,  conduite par son Altesse le souverain de Dubaï et vice-Président de la fédération des Emirats arabes unis.

Les Émirats Arabes Unis conviés à s’associer à l’œuvre de modernisation de la RDC

Le Président de la République démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, a convié mercredi dans son  discours aux assises de « Global Business Forum Africa 2021 » à Dubaï,les Émirats Arabes Unis, de même que les pays émergents, à «s’associer à la grande œuvre de  modernisation » de la RDC,  « l’un des plus importants pays du continent africain ».

« La République démocratique du Congo aspire à devenir, dans les prochaines  années, une référence en Afrique. C’est pourquoi mon pays envisage de lancer un  vaste programme de reconstruction et de modernisation afin de créer les conditions  attrayantes aux nouveaux investissements », a-t-il fait savoir aux participants à ce Forum.

Le Chef de l’Etat se disant particulièrement satisfait de « la riche expérience des Émirats Arabes  Unis dans la mise en place des capacités d’ingénierie contractuelle et financière  appropriées aux Partenariats Publics Privés », a ciblé, parmi les secteurs demandeurs de ce renforcement des liens de coopération, les infrastructures, l’énergie, le développement des ressources humaines, de petites et moyennes  entreprises,  l’agriculture ainsi que les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Pour lui, cette détermination du gouvernement congolais à se concentrer sur le développement des  infrastructures et l’accroissement de la production énergétique justifie « des réformes profondes dont certaines, déjà coulées   sous forme de lois et autres textes réglementaires, pour radicalement changer le  climat des affaires et des investissements ».

Pour  l’intégration de l’Afrique dans l’économie globale

Le Chef de l’Etat congolais et Président en exercice de l’UA a ensuite fait un plaidoyer pour l’intégration de l’Afrique dans l’économie globale. Une intégration possible, selon lui,  « les pays africains ayant travaillé d’arrache-pied pour adopter des politiques macroéconomiques appropriées ».

L’Afrique a elle-même des défis à relever. Sa part dans le commerce mondial est encore faible, a relevé le Président Félix Tshisekedi, ajoutant  que  « c’est dans ce contexte que l’Afrique a besoin  de plus d’investissements et de transfert de technologie, de plus d’accès aux  marchés des pays développés, et surtout de plus d’investissements dans les  secteurs des infrastructures ».  

Cependant, le Président en exercice de l’UA a fait remarquer  que « l’Afrique est le continent où, ces dernières années, la croissance économique a été la plus forte (plus de 5% par an en moyenne depuis 2000). Et bien que la croissance africaine soit largement portée par le pétrole et les produits miniers,  tous les champions africains de la croissance ne sont pas de grands exportateurs  de produits bruts, comme en témoigne l’expérience de l’Éthiopie ».

ACP/