Des ONG du secteur forestier favorables à la revisitation de nouveaux contrats jugés irréguliers en RDC

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Kinshasa, 20 octobre 2021 (ACP). – Le Collectif congolais des organisations environnementales et de défense des droits humains (COEDH) tient à la revisitation sans complaisance de nouveaux contrats des concessions forestières conclus de manière « irrégulière » en République démocratique du Congo (RDC) depuis 2002, indique un communiqué de cette structure rendu public lundi, dont copie parvenue à l’ACP.

S’appuyant sur l’intervention du Chef de l’Etat, lors du dernier conseil des ministres, le collectif met en exergue l’illégalité de ces nombreux contrats forestiers entachés d’irrégularités.

Lors dudit conseil des ministres, le Président de la République a invité la ministre de l’Environnement à surseoir à ces contrats douteux, en attendant le résultat de l’audit, et d’en faire rapport au gouvernement lors de la prochaine réunion hebdomadaire, souligne le communiqué.

A cet effet, le collectif se propose de voir la revisitation de ces contrats litigieux se faire dans une totale transparence et en toute indépendance. Il juge cependant légale la signature de quelques contrats des concessions forestières dont celle effectuée sous le ministre de l’Environnement sortant Claude Nyamugabo.

Selon le COEDH, il ne s’agissait nullement des nouvelles cessions forestières mais plutôt de la réattribution de celles toujours existantes dans le strict respect du moratoire et cela après que l’administration forestière, celle-là même à qui on demande de statuer sur le rapport technique des actes qualifiés de « suspects », ait pu produire des éléments légaux qui ont permis cette réattribution.

Sous le ministre Nyamugabo, au nom du gouvernement et grâce au concours des partenaires internationaux, précisément CAFI, il avait été décidé de recruter un cabinet international indépendant pour une revue légale de toutes les concessions forestières de la RDC. Et à son départ, l’on avait déjà procédé à l’ouverture des plis, note-t-on.

A la veille d’un grand rendez-vous comme la COP 26, le collectif invite le gouvernement à répondre à des questions substantielles sur ses priorités sectorielles car, étant dans le devoir d’assumer les actifs et les passifs des précédents au nom de la continuité de l’action publique.

Il demande au gouvernement de se garder pour ne pas faire le jeu de certaines ONG à la recherche de financement, ou d’amadouer vainement des donateurs dont les millions ne se limitent qu’aux effets d’annonce sans jamais profiter aux communautés locales.

Le COEDH met en garde contre une catastrophe climatique et une biodiversité imminente à la suite d’un plan visant à lever le moratoire de près de 20 ans sur les nouveaux titres d’exploitation forestière en RDC.

ACP/ODM/OB/KJI/GGK