L’impraticabilité des routes de desserte agricole parmi les difficultés que rencontre le monde rural

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Kinshasa, 21 octobre 2021 (ACP).– L’impraticabilité des routes de desserte agricole est citée parmi les difficultés que rencontre le monde rural, notamment les femmes rurales, a indiqué, jeudi, la chargée de la production des légumes au Service national de l’horticulture urbaine et péri-urbaine ( SENAHUP), Brigitte Mpambu Mutoto, lors d’un entretien avec l’ACP.

La chargée de la production des légumes l’a fait savoir en marge de la journée internationale de la femme rurale, indiquant que les maraîchères qui se trouvent dans les milieux ruraux et péri-urbains produisent mais éprouvent des difficultés pour évacuer leur production à cause de l’impraticabilité des routes de desserte agricole.

Pour cette année, elle a fait savoir que le thème retenu est : « L’autonomisation des femmes et filles rurales : défis et résilience au changement climatique et à la covid-19 ».

Mme Brigitte Mpambu Mutoto SENAHUP a souligné que si cette journée est célébrée en faveur de la femme rurale, cette dernière est rejetée,  abandonnée et connait  beaucoup des difficultés dont celles liées à l’encadrement. Le SENAHUP, a-t-elle rappelé, est un service au sein du secrétariat général du ministère de Développement rural.  

Plaidoyer pour la relance du secteur agricole en RDC

L’expert en horticulture au secrétariat général du ministère du Développement rural, Henry Ntadi a par ailleurs plaidé, en marge de cette journée internationale de la femme rurale, pour que les autorités congolaises puissent relancer et appuyer le secteur agricole. Il a fait savoir que le secteur agricole est un secteur clef pour le développement.

La journée internationale de la femme rurale qui est célébrée du 15 au 30 octobre de chaque année et dont le thème retenu est : « L’autonomisation des femmes et filles rurales : défis et résilience du changement climatique et à la covid-19 », est une manière d’interpeller la femme rurale, avant de relever que dans l’arrière-pays, les gens ne vivent que de l’agriculture et non minerais.

« Mais si aujourd’hui les autorités encouragent les maraîchers, les appuient, ça sera une bonne chose surtout pour le développement du pays, c’est ça le grand souci. Si l’agriculture aujourd’hui devient réellement une priorité des priorités, on n’aura pas la famine dans le pays, mais il y a un regret du fait que ce secteur dispose au budget de l’Etat des ressources insignifiantes », a-t-il fait savoir.

ACP/Zng/Rnl/Fmb/NKV/TKM/MNI/SGB/NMM