Lancement à Kinshasa de l’atelier de l’examen périodique sur les droits de l’homme

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Kinshasa, 22 octobre 2021 (ACP).- Le ministre des droits humains, Albert-Fabrice Puela a lancé jeudi à Kinshasa, l’atelier de l’examen périodique sur les droits de l’homme en vue de mettre fin aux cycles de violations en RDC.

Dans son mot de circonstance, le ministre Puela a affirmé que des progrès sensibles ont été constatés en RDC avec une diminution des violations des droits de l’homme de manière générale. Il a saisi cette occasion pour réaffirmer la détermination du gouvernement de la République à mettre en œuvre les mécanismes de justice transitionnelle, avant d’indiquer que les experts travaillant actuellement sur la situation des droits de l’homme au Kasaï seront déployés dans les autres coins de la RDC.

Le ministre Puela a, à cet effet, émis le vœu de voir que cet atelier réunisse les différentes parties prenantes au niveau institutionnel, la société civile et les partenaires internationaux afin d’élaborer un   bilan sur le taux de réalisation des recommandations adoptées par la RDC lors du dernier cycle de cet examen périodique, en vue de renforcer la mise en œuvre et contribuer à une feuille de route inclusive.

Prenant part à ces assises, l’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Jean-Marc Châtaigner, a affirmé qu’à travers cet atelier, le ministre des Droits humains a démontré la ferme volonté du gouvernement congolais d’œuvrer en faveur de l’amélioration de la situation des droits de l’homme au pays.

« La situation dans l’Est de la RDC nous interpelle parce qu’il s’agit des violations massives des droits de l’homme, des droits des femmes, l’utilisation du viol et de la violence sexuelle comme arme de guerre », a-t-il dit.

Pour l’ambassadeur du Royaume de Belgique en RDC, Jo Indekeu, l’organisation de cet atelier témoigne également la volonté de la RDC, à travers le ministre des Droits humains, de collaborer pleinement avec les mécanismes internationaux des droits humains.

Le directeur du Bureau conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’homme (BCNUDH), Aziz Abdoul Thioye a, pour sa part, plaidé pour un comité interministériel des droits humains doté des moyens logistiques et financiers adéquats afin de mener à bien sa mission de préparation des rapports, de coordination entre les différentes parties prenantes et de plaque tournante de gestion des informations sur la mise en œuvre des recommandations de l’examen périodique universel.

Pour rappel, l’examen périodique universel a été institué en 2006 par la Résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations Unies, permet de passer en revue périodiquement les réalisations de l’ensemble des 193 États de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme.

ACP/Kayu/RNL/OB/Cfm/Nig/SGB/TKM