Le gouvernement nigérian annonce la libération de 30 élèves enlevés dans l’Etat de Kebbi

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Kinshasa, 22 octobre 2021 (ACP).- Au moins 30 élèves enlevés dans le nord-ouest ont été libérés, a annoncé jeudi le bureau du gouverneur de l’État de Kebbi, ont rapporté vendredi des médias internationaux.

Les élèves du Federal Government College sont arrivés dans la capitale de l’État de Kebbi pour « des examens médicaux et bénéficieront d’un soutien pendant qu’ils retrouveront leurs familles », selon Yahaya Sarki, porte-parole du gouverneur de l’État de Kebbi.

Ce dernier ne précise pas comment les élèves ont été libérés, le communiqué soutient que des efforts sont en cours pour obtenir la libération d’une dizaine d’autres. Les élèves de Kebbi ont été enlevés le 17 juin lorsque des hommes armés ont pris d’assaut leur école de Birnin-Yauri.

Les assaillants ont maîtrisé les agents de sécurité et ont tué un policier avant de s’enfuir avec les élèves. Les autorités n’avaient pu fournir le nombre exact de personnes manquant à l’appel, mais les habitants avaient déclaré qu’il y en avait plus de 70. Dans les semaines qui ont suivi l’incident, six élèves ont été secourus et un a été tué.

Les forces de sécurité ont continué à rechercher leurs ravisseurs, qui seraient des bandits opérant dans les forêts abandonnées du nord-ouest et du centre du Nigeria. Au moins 1 400 enfants ont été enlevés de leurs écoles l’année dernière et environ 200 d’entre eux n’ont pas encore été libérés, a déclaré l’Unicef en septembre.

Au moins 16 enfants sont morts dans ces attaques. Alors que la reprise des cours
approche à grands pas, au moins un million d’enfants ont peur de retourner dans leurs salles de classe en raison de l’insécurité. Cette situation aggrave la crise de l’éducation au Nigeria, où plus de 10 millions d’enfants ne sont déjà pas scolarisés.

Certains otages sont toujours traumatisés après leur libération, avec peu ou pas de soutien du gouvernement pour leurs soins de santé. À Kaduna, plus de 20 étudiants libérés cherchent maintenant à suivre une formation à l’étranger.

Le premier enlèvement massif remonte à 2014, lorsque les rebelles extrémistes de Boko Haram se sont emparés de 276 jeunes filles dans une école de Chibok, suscitant l’indignation internationale.

Les autorités locales estiment que le groupe djihadiste pourrait s’aligner sur les groupes armés pour mener certaines des attaques dans le nord du Nigeria.

Pour Nnamdi Obasi, de l’International Crisis Group, les autorités devraient, dans un premier temps, améliorer la présence et les ressources en matière de sécurité dans la région afin de relever le défi. « Il est clair que les groupes armés sont plus nombreux que les agents de sécurité. », a-t-il ajouté.

ACP/Kayu/RNL/OB/Cfm/Nig/SGB/TKM