JHR-RDC invite le gouvernement à protéger les journalistes congolais par la dépénalisation des délits de presse

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Kinshasa, 03 nov. 2021 (ACP).- L’ONG internationale « Journalistes pour les Droits de l’homme section RDC (JHR-RDC) » a invité mardi, dans un communiqué, le gouvernement à protéger les journalistes congolais par la dépénalisation des délits de presse, à doter le pays d’une loi d’accès à l’information et à mettre fin à l’impunité contre les crimes dont sont victimes les journalistes en RDC.

Cette organisation internationale a lancé cet appel à l’occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, commémorée le 2 novembre de chaque année.

Selon M. Prince Murhula, gestionnaire principal de JHR-RDC, la journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes de cette année est célébrée en RDC dans un contexte particulier marqué par la pandémie de Covid-19 et l’état de siège décrété dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Il a relevé dans le communiqué le fait que les journalistes congolais ne soient pas à l’abri des intimidations et menaces pendant que le pouvoir subit des pressions pour l’organisation des élections en 2023. En outre, il invite les gestionnaires des entreprises de presse et les organisations des medias à conscientiser les journalistes afin de leur éviter  de commettre des délits. Il a encouragé par ailleurs les journalistes congolais à travailler dans le respect du code d’éthique et des lois du pays.

Dans son communiqué, JHD-RDC rappelle le rapport « Mauvais temps pour la presse » publié par « Journalistes en danger » (JED) le 2 novembre 2021, qui répertorie 110 cas d’attaques diverses contre les journalistes et les médias en RDC. Selon ce rapport, 51%  de ces cas touchent à la sécurité physique des journalistes. Ils sont constitués des menaces qui aboutissent à des assassinats, à des agressions physiques et parfois poussent les journalistes à vivre en clandestinité. Ces menaces proviennent des miliciens ou des militants des partis politiques.

Face à cette situation, JHR joint sa voix à celle de l’ONG Journalistes pour les droits de l’homme (JDH) ainsi qu’à celle d’autres organisations pour dénoncer cette situation qui paralyse le travail des journalistes congolais.

ACP/ODM/KJI/KMT