Un tableau sombre du colonialisme belge dressé par un rapport d’experts

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Kinshasa, 03 novembre 2021 (ACP).- Les experts mandatés par la Chambre des représentants belges à travers la « Commission spéciale » chargée d’examiner l’État indépendant du Congo et le passé colonial de la Belgique au Congo, au Rwanda et au Burundi, dressent un tableau sombre de la présence des Belges en Afrique centrale, indique le site internet de  Radio France Internationale (RFI) consulté par l’ACP.

Le rapport fait état notamment du travail forcé, de la brutalité, des violences, de la contrainte permanente et de l’imposition de lois dans l’ex- Congo belge, au Rwanda et au Burundi.

Ces faits, relevés par les auteurs de ce rapport de 689 pages, soulignent les experts, ont modifié, durablement, les sociabilités traditionnelles, en particulier avec le rabaissement du rôle de la femme, et le racisme comme fondement de l’administration coloniale.

Selon ces derniers, les routes et autres infrastructures n’ont pas servi à développer les colonies, mais à permettre l’exploitation des ressources pour leur exportation vers la Belgique.

«Des pillages des débuts de la colonisation, au XIXe siècle, jusqu’à l’agriculture ou les mines, 80 ans plus tard, il n’est question de mise en valeur du territoire qu’au profit de la métropole », soutiennent les experts mandatés par la Chambre des représentants  de la  Belgique.

Le rapport rendu par la Commission spéciale se penche sur 80 ans d’histoire coloniale belge en Afrique centrale, dans le but de rétablir une vérité historique au Congo-Kinshasa, de 1885 à 1960, et dans le double protectorat du Ruanda-Urundi après la défaite allemande, de 1918 à 1962.

Réparations

Les auteurs du rapport formulent quelques recommandations  sous forme des réparations que la Belgique devrait mettre en place.

Il s’agit notamment des excuses officielles, qui doivent aller  plus loin que les regrets formellement exprimés par le roi Philippe en son nom personnel, la restitution  des milliers d’objets africains présents dans les musées belges, la réparation financière  ainsi que le règlement des  contentieux du passé. ACP/