Le Kenya et la RDC partagent leurs expériences en matière de prévention et de lutte contre la corruption

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Kinshasa, 04 novembre 2021 (ACP).- L’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) de la RDC et la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC) du Kenya sont en atelier, du 2 au 7 novembre à Kinshasa, dans le cadre de partage d’expériences en matière de prévention et de lutte contre la corruption dans les deux pays.

Lors de l’ouverture de ces assises, mercredi, le directeur exécutif de l’EACC, Twalib Mbarak, avait relevé la nécessité pour les pays africains de coopérer entre eux afin de prévenir ce fléau qui mine le développement du Continent.

« La meilleure solution pour résoudre le problème africain c’est la coopération entre les Etats africains. Nous venons comme un grand frère qui vient apporter son expérience en matière du cadre juridique, des législations spécifiques qui permettent de prévenir et lutter contre la corruption », a-t-il dit.

Twalib Mbarak a promis de mettre à la disposition de l’APLC, les stratégies qu’utilise son institution depuis sa création, une vingtaine d’années, afin de renforcer la RDC dans sa lutte contre la corruption.

Il a, en outre, encouragé le gouvernement congolais à allouer un budget conséquent au profit des structures ayant la mission de traquer les auteurs et complices des actes de corruption et de fraude, à l’instar du Kenya qui met une enveloppe de 30 millions USD au bénéfice de l’EACC.

De son coté, le coordonnateur de l’APLC, Thierry Mbulamoko, a affirmé que son institution est engagée à endiguer un « si grand fléau » qui gangrène la société congolaise, déplorant cependant, l’absence d’une législation contre la corruption.

« Nous voulons échanger, voir dans quelle mesure apprendre. Or les défis sont énormes. La RDC ne dispose pas encore à ce jour d’une législation anti-corruption. Certes, il y a quelques articles qui parlent de la corruption et de quelques faits assimilés. Nous ne sommes pas encore totalement en phase avec les standards internationaux. Donc la réflexion s’impose », a-t-il indiqué.

Il est prévu, au cours de ces assises, des séances de travail entre les deux institutions de la RDC et du Kenya avec les ministères des Finances et de la Justice ainsi que la Direction générale des migrations et la Banque centrale de la RDC.

ACP/Lys