Adoption au Sénat du projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu

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Kinshasa, 18 novembre 2021(ACP).- Le Sénat a adopté jeudi, au Palais du peuple, le projet de loi autorisant la prorogation, pour la 12ème fois, de l’état de siège, proclamé par ordonnance présidentielle du 03 mai 2021, dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu., après le vote exprimé mercredi par l’Assemblée Nationale.

Sur 91 sénateurs présents à la plénière, 87 ont voté pour, trois contre et une abstention.

Le texte constitué de trois articles sera transmis au Président de la République pour promulgation et prend effet à dater du 19 novembre 2021.

L’économie de ce texte de loi voté mercredi à l’Assemblée Nationale a été donnée par la ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux, Rose Mutombo Kiese, qui a rappelé les efforts engagés par les forces armées et de sécurité, lesquelles constituent une dynamique par rapport aux défis entrepris par les forces négatives.

Pour Mme Mutombo Kiese, les différents obstacles renforcent « notre capacité » de toute requalification permanente.

Alors que beaucoup de sénateurs et même députés exigent une évaluation de l’ensemble des mesures, la Garde des sceaux a rappelé celle (évaluation) faite au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat.

« Une évaluation sans complaisance », a-t-elle renseigné.

Pour Rose Mutombo Kiese, la problématique de la sécurité, notamment à l’Est, est une préoccupation pour le Chef de l’État, les services de défense et les organisations de la société civile.

« A chaque attaque, les forces de défense sont engagées plus que jamais à neutraliser les forces ennemies », a-t-elle affirmé.

Dans leurs interventions, certains sénateurs, comme le Pr Evariste Boshab, ont stigmatisé le caractère «rituel » que prend cet exercice de prorogation, alors que d’autres ont parlé, à l’instar du sénateur Ukeci, des images atroces reçues du terrain.

Le sénateur Denis Kambayi a, dans ce cadre, suggéré de ne pas compter seulement sur les armes mais d’initier des contacts, « barza communautaire », compte tenu de la complexité du conflit.

« Je propose des négociations directes avec certaines forces internes, en plus de la diplomatie », a dit l’élu du Kasaï central.

La ministre d’État a pris acte de différentes préoccupations des sénateurs.

ACP/Lys