Une étude sur le phénomène «kuluna» examinée  au colloque universitaire international de  Kinshasa

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Kinshasa, 24 novembre 2021 (ACP).- Le Pr Raoul Kienge-Kienge Intudi de l’université de Kinshasa (UNIKIN a exposé sur les recherches en criminologie  effectuées  sur «le phénomène violence urbaine à  Kinshasa : une expérience de recherche-action en contexte de COVID-19»  lors du colloque international  organisé du 22 au 25 novembre 2021  à l’Hôtel de Béatrice à Kinshasa par l’UNIKIN et l’Académie de recherche de l’enseignement supérieur (ARES/Belgique).

Les résultats de cette recherche, a-t-il indiqué, constituent une réponse universitaire face à ce phénomène de violence urbaine.

Le Pr Kienge-Kienge, qui est directeur de l’Ecole de criminologie de l’UNIKIN, est revenu sur  la déclaration de l’état d’urgence sanitaire lié à la propagation de la COVID-19 en RDC rendue publique le  10 mars 2020 ayant  donné lieu à un ensemble des mesures décrétées par le gouvernement de la République.

Le Pr  Kienge-Kienge  a révélé une recherche –action réalisée par le Centre de criminologie et de pathologie sociale rattaché à l’Ecole de criminologie de l’UNIKIN auprès des jeunes dits «Kuluna» dans deux quartiers de Kinshasa.

L’objectif de cette étude, a-t-il expliqué, était de faire participer les jeunes, à la prévention et à la sensibilisation de la population contre la propagation de COVID-19 à travers les activités de confection des masques et des dispositions de lave-mains au service de la population de leurs quartiers.

Cette recherche, a souligne Pr Kienge Kienge, a permis aux jeunes Kuluna, victimes de stigmatisation  et considérés comme dangereux dans leurs quartiers, d’être acceptés par la population, de parvenir à une réinsertion socioprofessionnelle et de développer des rapports sociaux plus harmonieux.

Etudes à distance

Les  chercheurs Maguy Aembe et Sarah Lobo de l’Institut supérieur en sciences infirmières (ISTM/Monkole), ont partagé, avec les participants au colloque, l’expérience de la numérisation  des universités dont la demande a augmenté.

Elles ont souligné la  solidité de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication   pendant le confinement ainsi que les difficultés d’appropriation des techniques de  l’éducation en ligne   même dans les pays qui disposaient d’une infrastructure informatique fiable.

Selon ces chercheuses, l’enseignement infirmier n’a pas échappé à cette crise ajoutant que de nombreux établissements ont suspendu les stages cliniques des étudiants en soins infirmiers pour économiser les équipements de protection individuelle et limiter leur innervation directe sur les soins des patients.

 Ce qui risque de retarder ou de restreindre la disponibilité du personnel infirmier qui a déjà subi des pertes liées à l’effet Covid (Infection et décès d’infirmières à travers le monde).

L’ISSI/Monkole,  est une institution privée de formation des infirmières à Kinshasa, en RDC, qui a aussi été pris au dépourvu par le confinement brusque  imposé par la pandémie. ACP/