Afrique du Sud : la maison de Nelson Mandela transformée en hôtel chic

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Kinshasa, 25 novembre 2021 (ACP).- La maison  Johannesburg de l’ancien Président sud-africain, Nelson Mandela, vient d’être transformée en hôtel chic, ont rapporté, jeudi, les médias internationaux.

Baignée de soleil grâce à ses multiples puits de lumière et baies vitrées, cette bâtisse ancienne d’un quartier cossu de Johannesburg, n’a gardé que sa façade blanche. 

L’intérieur a été refait du sol au plafond, après avoir été dépecé ces dernières années par des squatteurs indélicats.

Mandela, souvent appelé avec affection Madiba ou Tata – surnoms devenus ici intitulés de chambres, s’y était installé peu après sa libération de prison en 1990. Il y a passé huit ans, avant de déménager une rue plus loin avec sa dernière épouse Graça Michel.

« A son arrivée, il était allé frapper à toutes les portes pour se présenter et inviter les voisins à prendre le thé », raconte le directeur Dimitri Maritz. La suite présidentielle de l’hôtel ouvert en septembre, baptisé Sanctuary Mandela pour que les clients s’y recueillent dans le calme et l’énergie positive du leader défunt, était la chambre à coucher du grand homme.

La salle de bains a pris la place du lit et inversement mais peu importe, il a dormi là. Et l’encadrement des fenêtres conserve des gravures de son petit-fils, son numéro de prisonnier à Robben Island, le 466/64 et le mot « Madiba ».

Libéré à l’âge de 71 ans, l’ex-ennemi public numéro 1 voulait profiter des jolies choses dont il avait été privé pendant ses 27 années d’incarcération, comme il le raconte dans son autobiographie. La joie de ses petits-enfants, la beauté d’une rose, une gorgée de vin doux de la région du Cap. Impensable de bouder son plaisir.

Ni musée, ni mausolée

« C’était un patron simple, direct », se souvient avec émotion sa cuisinière Xoliswa Ndoyiya, qui lui a mitonné des plats pendant une vingtaine d’années et mène aujourd’hui la brigade du restaurant, dont le menu est inspiré par ses goûts.

« Il était facile à contenter. Il n’aimait pas manger trop gras. Ni le sucre. Mais les fruits oui, en pagaille, à tous les repas », énumère cette femme ronde, originaire de l’ethnie xhosa comme son patron « qui était plus comme un père ».

La direction veut conserver « une atmosphère de maison », loin du musée ou du mausolée. Photos et gravures montrent un Mandela faisant le clown pour amuser un bébé, clope au bec dans son costume strict de jeune avocat, ou debout les bras ouverts pour lire son journal.

ACP/NKV/MNI/TKM/SGB/MMC