Près de 97.345 personnes sont sous traitement  antirétroviral dans la ville de Kinshasa

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Kinshasa, 1er décembre 2021 (ACP).- La ministre provinciale de Santé, Hygiène et Prévention de Kinshasa, Liza Nembalemba, a indiqué mercredi que près de 97.345 personnes sont sous traitement antirétroviral dans sa province.

Elle l’a dit au cours d’une cérémonie organisée à Kinshasa à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida célébrée le 1er décembre de chaque année. Le thème national retenu pour cette année est « mettre fin aux inégalités et s’engager sur la bonne voie pour mettre fin au Sida d’ici 2030 ».

Parmi ces personnes sous traitement antirétroviral, on note 58.524 femmes, 34.386 hommes et 4.435 enfants. Le VIH tue sans distinction de famille, c’est pour quoi sa lutte constitue une priorité pour les autorités tant nationales que provinciales, a-t-elle déclarée.

Sous l’impulsion du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, le gouvernement provincial est entrain de prendre des mesures pour lutter contre le Sida notamment par la finalisation de l’arrêté portant création du fonds Sida pour la ville de Kinshasa.

Mme Liza Nembalemba a appelé les Kinois à focaliser  leur attention et à participer chacun à son niveau à la lutte contre cette pandémie au niveau provincial en vue de son éradication d’ici 2030.

La RDC compte environ 510.000 personnes vivant avec le VIH/Sida

La chargée de genre et droits humains de l’organisation onusienne de lutte contre le Sida (ONUSIDA) en RDC, Nathalie Marini, a affirmé dans son allocution que la RDC compte actuellement environ 510.000 personnes vivant avec le VIH.

La pandémie de VIH est marquée en RDC par les effets de l’inégalité, en particulier celui liée aux sexes. Ainsi, plus de 300.000 personnes vivant avec le VIH sont des femmes 125.000 sont des hommes et environ 70.000 sont des enfants.

L’ONUSIDA note que la RDC a fait des progrès encourageants dans la réponse au VIH  par rapport aux trois objectifs clés encadrant le programme national et mondial de réponse au VIH d’ici 2030.

Ces objectifs prévoient que 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique et 95% de ces personnes soient sous traitement antirétroviral et qu’enfin 95% des personnes sous traitement présentent une charge virale indétectable.

En RDC, plus de 80 % de femmes enceintes entrent en contact avec les établissements de santé pendant leur première visite des soins prénataux. C’est une occasion pour les tester et associer les mères séropositives au traitement pour prevenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Une étude de performance menée conjointement par le Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS), le Programme national de lutte contre le sida (PNLS) et l’ONUSIDA, publiée cette année à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, affirme que moins de 40 % de mères séropositives en RDC reçoivent des médicaments antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH aux bébés exposés pendant la grossesse ou l’allaitement.

L’ONUSIDA appelle notamment le gouvernement congolais à assurer une contribution plus importante dans la lutte contre le VIH.

ACP/ODM/KMT