L’activité économique en RDC perturbée au cours de l’exercice 2020 à cause de COVID 19, selon la FEC

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Kinshasa, 03 décembre 2021 (ACP).– L’activité économique en République démocratique du Congo (RDC) au cours de l’exercice 2020, a été perturbée par la survenance de la COVID 19 dont les effets négatifs ont plongé la quasi-totalité des économies mondiales dans une récession sans précédent.

Le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) Albert Yuma  l’a dit, à l’occasion jeudi, de la tenue de l’Assemblée générale de sa structure pour l’exercice 2020. Cette dernière était consacrée à la présentation du rapport d’activités de cette structure patronale congolaise.

La perturbation de l’activité économique a été consécutive aux mesures prises par le gouvernement congolais pour limiter la propagation du virus dans la population et les perturbations des chaînes d’approvisionnement tant du côté de l’offre que de la demande des biens et services.

Cette situation a eu comme conséquence la baisse de la production nationale situant ainsi le taux de croissance économique à 0,8% au cours de l’exercice sous examen contre 4,4% en 2019.

Cet exercice 2020 a été également caractérisé par la baisse du niveau des recettes de l’Etat qui a conduit à la révision du budget de près de 50% au second  semestre, la hausse de prix des biens et services sur le marché intérieur avec un taux d’inflation situé à 15,76% à fin exercice contre 4,59% en 2019. Le Franc congolais avait aussi connu à cette période une dépréciation de 15%  sur les deux segments par rapport au dollar américain.

Il a été également caractérisé par la fermeture des certaines unités de production, faible mobilisation des ressources pour financer les dépenses de l’Etat et des pertes d’emplois par certains congolais.

Appel aux dirigeants politiques au soutien des entreprises ayant survécu

Le président de la Fédération des entreprises du Congo, M. Albert Yuma a, à cet effet, appelé les dirigeants politiques au soutien des entreprises qui ont survécu à la crise d’une part et de relever celles qui ont sombrées d’autres parts.

Il a, cependant, regretté le fait que les dirigeants politiques à de différents niveaux de prise des décisions prennent des mesures qui ne favorisent pas la relance de l’activité économique dans la mesure où le secteur privé est laissé à son triste sort dans la lutte contre les effets pervers de la pandémie de COVID 19.

M.Yuma a cité, par ailleurs, le projet de Loi des Finances pour l’exercice 2022 en cours d’examen au Parlement, précisant qu’il contient certaines dispositions qui ne cadrent pas avec la protection de l’industrie locale déjà fragile. Il a cité en exemple, l’article 52 du code des accises qui confère au ministère des Finances le pouvoir de fixer les prix des vignettes fiscales à opposer sur certains produits fabriqués localement et d’importation.

La FEC en appelle  au sens élevé du patriotisme des élus nationaux, parlementaires et sénateurs qui examinent le projet de Loi des Finances pour qu’ils veillent aux articles qui y sont contenus et surtout l’article 11. Pour la FEC, la RDC  a besoin d’une politique fiscale de développement qui définit les priorités à court, moyen et long termes dans la perspective de la compétitivité des entreprises tout en mettant en place des stratégies appropriées d’élargissement de la base d’imposition.

Les perspectives avenirs

Dans la perspective de la situation économique de la RDC en 2022, le président Yuma a fait savoir qu’il a entrepris au courant de cette année finissante, une tournée à l’Est du pays, au Nord et au Sud ainsi qu’au Sud de la RDC, dans le Lualaba. Cette visite, a-t-il souligné, lui a permis d’immerger dans les réalités de l’arrière-pays.

Il a,  à cet effet, placé la FEC sous le signe de la renaissance. Celle-ci consiste à repenser sa structure pour qu’elle réponde aux nouvelles attentes et contraintes auxquelles elle doit faire face. Il s’agit, a-t-il dit, de la renaissance dans le renforcement de l’administration de la FEC, la révision de ses statuts, du rôle de la FEC aux côtés des organes étatiques pour que le secteur privé devienne partie-prenante en amont des projets structurants initiés par le gouvernement. La renaissance s’inscrit également dans la consolidation du rôle de la chambre syndicale. ACP/Kayu/RN/NIG/TKM/CFM/SGB/MMC