Lancement des ateliers sur la rationalisation des prix et tarifs des produits et services de santé en RDC

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Kinshasa, 08 décembre 2021 (ACP).- Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, décentralisation et affaires coutumière, Daniel Aselo, a lancé mardi, une série d’ateliers sur la rationalisation des prix et tarifs des produits et services de santé en République Démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP mercredi du ministère de l’Economie nationale.

Le vice-Premier Aselo qui représentait le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rappelé l’engagement du Chef de l’Etat en matière de la couverture santé universelle.

« Nous avons fait des produits et services de santé, des sources des revenus de l’Etat, au même titre que des produits ordinaires, sans considération de l’impact social d’une telle politique », a dit le vice-Premier ministre.

Il a précisé qu’à travers cet atelier, les participants vont étudier les voies et moyens pour matérialiser la vision du Président de la République sur la couverture santé universelle.

Les experts en santé et les différents acteurs intervenant dans ce secteur vont à l’issue des travaux, formuler des recommandations claires pour l’atteinte de cet objectif, avant de soutenir que la volonté du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi est de réduire les coûts des produits et services de santé et faciliter l’accès aux soins de santé de qualité, qui demeure un droit constitutionnel de chaque citoyen.

« Dans le cadre du programme de Couverture Santé Universelle, l’ambition du Chef de l’Etat est de mettre le patient au centre du système de santé et le citoyen congolais au centre des préoccupations du gouvernement », a-t-il affirmé tout en sollicitant l’implication du ministre de l’économie nationale et de tout le gouvernement pour la réussite de ce processus qui bénéficie de l’appui des partenaires dont SANRU, USAID, OMS.

Selon M. Aselo, le gouvernement congolais tient à rendre les soins de santé de qualité accessibles à toutes les couches de la population, ajoutant que les réflexions de ces ateliers s’inscrivent dans le cadre de la poursuite du combat pour les « Justes prix » des produits et services, que s’est assigné le gouvernement.

L’objectif du processus de rationalisation

Le ministre de l’Economie nationale, Jean-Marie Kalumba Yuma a, dans ce cadre, relevé que le processus de rationalisation permettra de déterminer les justes prix des produits et services concernés. Il rendra également les prix et tarifs à la fois compétitifs et accessibles à un plus grand nombre des patients, de sorte que les chiffres d’affaires de ceux qui en font l’offre croisse en fonction d’une demande plus accrue, voire exponentielle, a dit ministre de l’Economie nationale.

Le patron de l’Economie a, à cet effet, déploré le fait que certains produits pharmaceutiques importés voient leurs prix être majorés à près de 150% de la valeur CIF, à cause de différentes taxes, alors que ces mêmes produits sont faiblement taxés dans les autres pays de la région, en l’occurrence 15% au Rwanda et 65% au Congo Brazzaville, par rapport à la valeur CIF.

« Même si l’industrie locale n’est pas encore capable d’absorber toute la demande intérieure en médicaments, il est urgent de lui accorder l’accompagnement nécessaire pour son bon développement, afin que la RDC soit en mesure de produire ses propres médicaments, en conformité avec les standards de qualité les plus élevés », a poursuivi le ministre Kalumba Yuma.

Disparité des coûts des médicaments constitue une barrière

De son côté, le ministre de la Santé, hygiène et prévention, Dr Jean-Jacques Mbungani, a souligné que la disparité des coûts des médicaments et des prestations des services de santé constitue une grande barrière pour l’accessibilité de la population aux soins de santé de qualité.

Le gouvernement, a-t-il dit, attend également de ces ateliers des réflexions sur des voies et moyens capables de matérialiser la vision du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui veut les « justes prix » des produits et services pour améliorer l’accès aux soins de santé et permettre aux plus démunis de se faire soigner selon leur pouvoir d’achat.

En ce qui concerne des médicaments importés en RDC, le ministre de la santé a relevé que le coût est influencé en grande partie par les taxes à l’importation, soulignant que ces prélèvements réduisent le pouvoir d’achat des populations, mais favorisent aussi la contrebande et la contrefaçon des produits pharmaceutiques ainsi que la spéculation. ACP/ODM/KJI