Une journée d’échanges au PNUD sur le leadership et la lutte contre les violences basées sur le genre

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Kinshasa 08 décembre 2021 (ACP).- Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a organisé mercredi à son siège, dans la commune de la Gombe, une journée d’échanges avec les femmes « influenceuses » sur les violences basées sur le genre (VGB), en marge des 16 jours d’activisme des VBG sous le thème : « mettre fin maintenant à des violences basées sur le genre », dans le but de renforcer le leadership de la femme dans ce domaine.

La représente adjointe en charge des opérations au PNUD, Mme Debab Asrat Ynessu, a fait savoir que cet activisme ne devrait pas se limiter aux seize jours seulement, mais devrait être un mode ou une façon de vivre de manière humaine au quotidien.

« C’est ainsi que, d’ici 2030 comme le veulent les Nations Unies, on pourra éradiquer les violences basées sur le genre », a-t-elle souligné, avant d’appeler à l’engagement de tous dans cette lutte.

Les participants se sont mis d’accord sur la formation et la conscientisation de l’homme et de la femme quant à leur implication dans la lutte pour l’éradication totale des VBG.

Plusieurs idées en rapport avec cette thématique ont été développées lors de cette journée, notamment, les violences psychologiques ou encore, les violences faites par les femmes à l’égard de leurs semblables.

S’agissant des violences faites aux femmes exerçant le commerce transfrontalier, les participants ont indiqué qu’elles persistent parfois suite à l’ignorance de ces femmes sur leurs droits. Ils ont manifesté, quant à ce, le besoin d’encadrement des hommes à travers les séances de  sensibilisation et de  conscientisation.

Pour la responsable du genre au PNUD, Mme Xavérine Kira, la communauté congolaise qui est constituée des hommes et des femmes, doit s’impliquer dans la lutte contre les VBG, grâce aux formations et à la sensibilisation de tout un chacun dans son milieu de travail.

Pour Mme Kira, il y a plusieurs causes des VBG, parmi lesquelles, les us et coutumes, la pauvreté, l’habillement et la politique.

Selon cette experte : « La RDC a des programmes de lutte contre la pauvreté. Le gouvernement en tant que garant des institutions doit donc jouer son rôle en mettant en œuvre ces programmes, fournir de l’eau, l’électricité, l’éducation, les infrastructures car il est le premier à lutter contre ces violences ».

Appel aux femmes à s’habiller décemment

La coordonnatrice générale du Réseau des femmes des entreprises du Congo (RFEC), Berthe Akatshi Osako a, quant à elle, appelé les femmes à s’habiller décemment afin de prévenir ces violences car selon elle, l’habillement constitue l’une des causes majeures des violences dans le pays.

Tout en déplorant les VBG  en RDC, il a invité les uns et les autres à se sentir obligés d’intervenir à partir de la source,  de parler aux enfants à partir de l’âge de deux ans pour éviter qu’ils deviennent des violeurs à l’âge adulte, car ces violeurs sortent de nos maisons.

Mme Akatshi a soutenu que le corps de la femme doit être respecté, avant  de souligner la nécessité d’influencer les femmes à changer leurs manières de s’habiller dans les milieux professionnels.

Pour Mme Odia Kabakele du Réseau « Ekoki » (ça suffit), « Tout être humain doit apprendre à désapprendre les mauvaises habitudes pour réapprendre les bonnes habitudes afin de vivre en paix dans la société. Etant donné que nous sommes au 21ème siècle, l’heure de la mondialisation, de la globalisation et de la technologie, il faut faire la reprogrammation de l’unité centrale du disque dur de chaque personne », a- t- elle soutenu.

Cette activité a connu la participation des femmes de la société civile, des entreprises,  et  « des femmes influenceuses ». ACP/ODM/KJI