L’entrepreneur est le levier de la croissance économique de tout pays, selon M. Tshibasu

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Kinshasa 12 décembre 2021  (ACP).- L’entrepreneur est le levier de la croissance économique de tout pays, a affirmé jeudi, le chef de travaux du Centre interdisciplinaire pour le développement et l’éducation permanente, (CIDEP), à l’ occasion de la journée scientifique organisée jeudi dans la salle des conférences à Gombe.

Le CT Tshibasu qui est intervenu sur le sous thème : « L’entrepreneuriat congolais face à la Zone de libre- échange continentale africaine : « Défis et enjeux », a indiqué que l’entrepreneuriat congolais doit être forgé, parce que très peu d’entrepreneurs congolais ne peuvent pas faire face à la concurrence internationale. « Quand on parle de libre échange, il y a compétitivité et à cette concurrence, il faut avoir les moyens pour faire face et des entrepreneurs capables d’organiser la riposte », a-t-il dit en substance, ajoutant qu’au Congo l’entrepreneuriat doit être forgé ».

Il a relevé que dans la théorie de la croissance économique, l’entrepreneur est l’agent principal de la dynamique de la croissance économique, d’opportunités l’emplois et demeure à la base des innovations.

Recommandations

Après avoir parcouru certains défis et enjeux, le CT. Tshibasu a formulé quelques recommandations en rapport avec les défis, en soulignant la nécessité de développer en République démocratique du Congo,  la culture entrepreneuriale, l’aide aux entrepreneurs congolais pour le respect aux exigences ; le renforcement des capacités des entrepreneurs Congolais pour combler les déficits par rapport aux capacités managériales.

Il a fait remarquer que ces entrepreneurs ont de problèmes pour gagner certains marchés  mais également la difficulté d’accéder au financement, de non accompagnement par l’administration ainsi que des difficultés liées à la lourdeur et l’opacité  du climat des affaires, étouffant ainsi son  environnement.

Le chef de travaux Emmanuel Kanyinda Betu , qui est intervenu sur le sous thème : « L’analyse de l’accord de création de cette Zone  de libre échange en Afrique », a indiqué que cet accord est prestigieux et ambitieux mais et contient des lacunes qu’il faut corriger. Cet accord est prestigieux parce qu’il vise à faire de l’Afrique un continent intégré, prospère et pacifique à l’horizon 2060 avec pour objectif de créer un marché unique et intégré en Afrique pour faciliter le commerce intra-africain , favoriser la libre circulation de biens et de services, des capitaux et des personnes à travers l’Afrique.

Selon lui, il faut supprimer toutes ces barrières douanières possibles de manière progressive pour permettre l’Afrique d’avoir  des industries capables d’organiser la compétition avec celles d’autres continents. l’Afrique a-t-il dit, a des défis à relever pour atteindre cet objectif à savoir : avoir des entreprises locales capables de produire  de manière à permettre à l’Afrique de concurrencer les autres continents.

Il a relevé l’existence de trop de défis mais qui peuvent aider le pays à résoudre certains problèmes qui rongent l’économie africaine. « Si l’économie africaine n’avance pas, c’est parce que les échanges des pays africains sur le marché mondial ne représentent que 2%  contre 15 à 16% au niveau africain », a dit M. Kanyinda qui préconise que l’Afrique doit s’intégrer d’abord sur le plan politique avant l’intégration économique.

Les dirigeants Africains, a-t-il poursuivi, doivent avoir la volonté politique, la détermination et s’impliquer dans la création des entreprises  qui doivent jouer le rôle central. « C’est d’elles , qu’il s’agit de cet accord , malheureusement, il a oublié l’apport de ces entreprises et de peuples africains qui doivent aussi jouer un rôle important pour la matérialisation de cette Zone de libre-échange.

Le CT. Kanyinda a, enfin  relevé le manque des infrastructures pouvant permettre les échanges entre les pays africains, la difficulté d’accès à l’énergie électrique, l’insécurité et le manque d’une monnaie forte  pour un marché unique en Afrique. ACP /CL/KJI