Tenue à Kinshasa du 2ème  Congrès du RCD/K-ML

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Kinshasa, 15 décembre 2021 (ACP).- Le Président national du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, Kisangani Mouvement de Libération (RCD/K-ML), Antipas Mbusa Nyamwisi a ouvert mardi, dans la salle de réunion de Caritas Congo, le 2ème Congrès de la renaissance de son parti politique en présence de tous les membres des différentes fédérations des 26 provinces de la RDC.

Antipas Mbusa Nyamwisi a salué l’action et la décision prise par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, de mutualiser les efforts  entre les FARDC et l’armée Ougandaise (UPDF) en vue de mettre fin aux massacres des populations meurtries de Béni, Butembo, Mangin, Mambassa, Irumu, Djugu, Mahagi dans le Nord-Kivu et dans l’Ituri par les groupes terroristes ADF et assimilés.

Selon lui, le RCD/K-ML soutient cette initiative afin de mettre fin à l’enlisement de la situation sécuritaire et au danger de la balkanisation par certains vendeurs d’illusion. «  Je ne saurai cautionner un tel plan diabolique, étant donné que, depuis les Accords de Sun City, en décembre 2002, le RCD/ K-ML est l’une des forces pionnières qui ont contribué à la réunification du pays », ce qui a valu le titre de pionnier de la réunification de la RDC à cet acteur politique.

Tout en réaffirmant le rôle important que compte jouer son parti politique dans la renaissance du pays et son accompagnement à la vision du développement durable afin de doter les provinces des moyens d’améliorer la gouvernance, Antipas Mbusa Nyamwisi a condamné toute action tendant à enrôler et encadrer les jeunes dans les groupes armés.

Parlant de son exil entre 2011 et 2019, il a rappelé la vraie raison qui l’a poussé à démissionner du Gouvernement en octobre 2011, indiquant qu’il était difficile pour lui de continuer à servir un régime dont les visées étaient incompatibles avec les intérêts vitaux du peuple congolais.

Selon lui, l’ancien régime dictatorial, miné par le détournement et la consécration de l’impunité comme mode de gestion n’avait pas  des politiques claires pour améliorer le vécu quotidien du peuple congolais.

Le Président national du RCD/K-ML a invité les délégués de son parti venus des provinces à saisir ce grand rendez-vous pour réfléchir sur « une action commune » au regard des enjeux politiques qui pointent à l’horizon.

Il a, à cette occasion, rappelé la devise de son parti : « Dieu-le Congo-la Loi », qui constitue, selon lui, un engagement républicain que le RCD/K-ML a pris à sa création, pour la réunification du pays.

Outre les cadres et militants du RCD/K-ML, des partis amis à cette formation politique étaient également représentés à ces assises. Il s’agit notamment de l’UNC de Vital Kamerhe, BUREC de Julien Paluku Kahongya et du MLC de Jean-Pierre Bemba. Le premier congrès du RCD/K-ML, rappelle-t-on, s’était tenu en décembre 2006 à Butembo, dans la province du Nord-Kivu.

En marge de ce Congrès,  les congressistes et les commissions misent en place à cet effet, ont suivi deux exposés animés par les professeurs Emille Bongeli et Anselme Meya, respectivement sur les thèmes : «  Partis politiques, enjeux démocratiques et État en RDC » et  « Décentralisation : seule alternative crédible pour le Développement de la RDC ». ACP/