Yvette Tabu honore la mémoire d’un père modèle et immortel, 8 ans après la mort de Pascal Tabu Ley

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Kinshasa, 15 décembre 2021 (ACP).- L’une des filles de feu artiste chanteur congolais, Pascal Tabu Ley alias Rochereau, décédé en novembre 2013, Yvette Tabu, commissaire en charge de culture, arts, médias, communication et Numérique de la ville de Kinshasa, a honoré, mardi, la mémoire d’un père modèle et immortel, lors d’une conférence-débat organisée dans la grande salle polyvalente de l’Hôtel de ville de Kinshasa axée sur « Les valeurs du roi de la Rumba congolaise/Rochereau Tabu Ley ».

Mme Yvette Tabu a, en présence de son frère Peguy Tabu, reconnu que Rochereau, en tant qu’artiste fut une légende pour la RDC au regard de ses talents incommensurables.

Pour elle, un artiste ne meurt jamais, mais il reste vivant d’âge en âge grâce à ses œuvres et ses valeurs intrinsèques dont les hommes et les femmes qui l’ont tant aimé, de son vivant, pourront toujours se souvenir en souriant.

De son côté, le Pr Grégoire Lefuoba, venu du Congo-Brazza, a indiqué avoir gardé de l’homme le souvenir d’un philosophe. « Rochereau, je pense que c’est le Ronsard de l’Afrique, le poète des amours il est un monument qui devient de plus en plus un patrimoine de toute l’Afrique ».

« Quand il a composé Congo avenir, qui peut imaginer que ce qu’il a dit, il y a une cinquantaine d’années, allait se passer », s’est-il demandé, avant d’affirmer que l’artiste mérite sa place dans le panthéon de musiciens-philosophes au niveau mondial.

Pour l’operateur culturel, Jacques Mondonga, rassembler une centaine de personnes pour parler du parcours de Rochereau Tabu Ley n’est plus un simple rendez-vous mais plutôt une fête de la culture congolaise.

Pour lui, Pascal Tabu Ley aura été cet artiste aux talents séduisants qui a su porter haut l’identité culturelle de la République Démocratique du Congo. Il a souligné que cette conférence est un rendez-vous des valeurs puisque Pascal Tabu fut un artiste qui restera des générations en générations gravé dans la mémoire des Congolais et des Africains.

La chroniqueuse à la RTNC, Mamie Ilela, a signifié que « Seigneur Ley mérite d’être connu du grand public », avant d’encourager la commissaire Yvette Tabu de multiplier des initiatives mettant à l’avant-plan la vie et le parcours de cette icône de la musique congolaise pour permettre aux jeunes de comprendre ses valeurs et son idéologie.

Cette activité consistait à donner à plusieurs scientifiques kinois l’occasion de revisiter l’histoire du grand maitre de la Rumba à travers les exposés des intervenants tels que le Pr Yoka Lye, directeur général de l’Institut national des arts (INA). En effet, des artistes musiciens tels que : Le Karmapa, Manda Chante, Fila Basele, ainsi que Jean Goubald Kalala ont pris part à cette activité en vue d’honorer leur idole d’heureuse mémoire.

ACP/ODM/OB/KMT