L’élevage d’insectes permet de doper la sécurité alimentaire, de lutter contre la malnutrition et de protéger l’environnement

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Kinshasa, 20 janv. 2022 (ACP).- L’élevage d’insectes et les cultures hydroponiques (qui consomment très peu d’eau) destinés à l’alimentation humaine et animale pourraient créer des millions d’emplois, avoir un impact positif sur le climat et l’environnement et renforcer les économies nationales, affirme un rapport de la Banque mondiale présenté mercredi lors d’une séance en ligne à laquelle a pris part l’ACP.

Les auteurs de ce rapport intitulé « Élevage d’insectes et hydroponie en Afrique : la nouvelle économie alimentaire circulaire » soutiennent que les ressources naturelles de la planète Terre ne peuvent plus supporter la pression exercée par l’agriculture sur l’environnement, surtout en ce qui concerne l’alimentation animale. Pour inverser les tendances actuelles, il faut inventer un modèle de production radicalement résilient.

« Ce rapport avance des arguments très convaincants en faveur de l’élevage d’insectes et des cultures hydroponiques en complément des pratiques agricoles conventionnelles. Associées à d’autres investissements dans l’agriculture climato-intelligente, ces technologies font partie d’un éventail de solutions prometteuses pour aider les pays à rendre leurs systèmes agricoles plus durables et moins émetteurs de gaz à effet de serre », a déclaré le vice-président de la Banque mondiale pour le développement durable, Juergen Voegele.

Selon le rapport, près de 2 milliards d’individus dans le monde consomment déjà des insectes prélevés dans la nature. Mais l’élevage d’insectes pour la consommation humaine et animale est nouveau. «Le but est de disposer tout au long de l’année d’insectes de qualité en quantité suffisante pour satisfaire la demande croissante de protéines animales. L’association de cet élevage aux cultures hydroponiques, qui consomment très peu d’eau et n’utilisent pas de terres arables, offre de nombreux avantages – depuis une nutrition améliorée aux synergies de production à l’épreuve du climat», affirment les auteurs du rapport qui estiment que ces technologies renforcent la sécurité alimentaire et nutritionnelle, limitent le gaspillage et la pression sur les terres et les ressources hydriques, et contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En outre, en diminuant les importations de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et d’engrais, elles réduisent les factures des agriculteurs et les ponctions par les gouvernements dans leurs réserves de change. ACP/ZNG/RNL/MNI/SGB/TKM/MMC