L’Egypte discute de la question du grand barrage éthiopien avec le Sénégal

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Kinshasa, 30 janvier 2022 (ACP).- Le président égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi a discuté samedi avec son homologue sénégalais, Macky Sall, en visite en Egypte, de l’évolution de la question litigieuse du Grand barrage de la Renaissance d’Ethiopie (GERD) sur le Nil, en Ethiopie, ont rapporté dimanche des médias étrangers. « J’ai passé en revue avec le président sénégalais la vision de l’Égypte basée sur le fait que le Nil est une source de coopération et de développement, et une ligne de vie pour les peuples des pays du bassin du Nil », a dit M. Al-Sissi lors d’une conférence de presse conjointe après leur rencontre dans la capitale Le Caire.

M. Al-Sissi a souligné l’importance d’une mise en eau et d’une exploitation du barrage qui soient conformes aux règles du droit international et aux déclarations du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la question, selon un calendrier approprié et sans aucune mesure unilatérale. Parallèlement, le président égyptien a félicité M. Sall pour son accession à la présidence tournante de l’Union africaine. Pour sa part, M. Sall a salué les relations historiques spéciales entre le Sénégal et l’Égypte, soulignant la volonté de développer une coopération plus approfondie dans divers domaines, notamment le commerce, la construction et le tourisme. Le président sénégalais a également exprimé son souhait de voir les investissements égyptiens se multiplier dans son pays.

Il a salué les efforts de l’Égypte pour dynamiser les travaux communs en Afrique et a demandé une intensification de la coordination dans la région pour préserver la paix et la sécurité.

Le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie sont en pourparlers depuis des années sur les questions techniques et juridiques liées à la mise en eau et au fonctionnement du GERD.

L’Éthiopie, qui a commencé à construire le GERD en 2011, espère produire plus de 6.000 mégawatts d’électricité grâce au projet de barrage, tandis que l’Égypte et le Soudan, pays du bassin du Nil situés en aval qui dépendent du fleuve pour leur eau douce, craignent que le barrage n’affecte leur part des ressources en eau. ACP/C.L/Awa/Lys/SGB