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Une entreprise chinoise sommée de suspendre ses activités   pour exploitation illicite d’or dans la province de la Tshopo

Kinshasa, 31 janvier 2022 (ACP).- Une entreprise chinoise accusée d’exploitation illicite d’or dans la province de la Tshopo  est sommée de suspendre ses activités, sur une décision de la ministre des Mines,  renforcée par celle de la vice-Première ministre en charge  de l’Environnement et développement durable, Eve Bazaiba.

La vice-Première ministre  Bazaiba qui l’a indiqué à son retour samedi, à Kinshasa, à l’issue d’une mission d’une dizaine de jours, dans la province de la Tshopo,  a précisé que cette entreprise s’était lancée depuis janvier 2021 à une exploitation de l’or, alors qu’elle n’avait  qu’un permis de recherche et non d’exploitation.

Cette entreprise chinoise a également été sommée de déplacer ses engins d’exploitation vers le chef-lieu de la province, Kisangani, de payer des amendes transactionnelles et d’indemniser les populations victimes de cette exploitation illicite en raison notamment des dégâts causés sur l’environnement avec pour conséquences  la rareté des poissons impactant sur la vie socio-économique des populations pour lesquelles la pêche et l’agriculture sont des activités vitales.

La vice-Première ministre Bazaiba a également décidé de la suspension de certains exploitants forestiers qui opèrent au-delà de concessions d’exploitation qui leur ont été octroyées, au mépris des plans d’aménagement.

Elle a aussi stigmatisé le dragage des eaux de la rivière Arwimi par les Chinois qui utilisent des dragues robotisées, posant de sérieux problèmes de navigation. Une situation qui, selon la vice-Premiere ministre, créé des remous et des mécontentements et surtout des conflits auprès de populations.

La vice-Première ministre Bazaiba  a aussi évoquée la problématique de la pollution de la rivière Arwimi à la suite d’une exploitation minière illicite.

A en croire Mme la vice-Première ministre, les officiers de la police et de l’armée, les responsables des services publics et les autorités politico-administratives ont été instruits pour que chacun dans sa sphère puissent exécuter ces décisions.

Satisfecit pour la tour à flux de carbone du bassin du Congo

La vice-Première ministre Bazaiba  a indiqué avoir apprécié  l’état de la tour à flux à Yangambi,  en visitant l’appareillage qui fait le monitoring de la capacité des forêts congolaises à séquestrer le carbone.

Selon Mme la vice-Première ministre, ce dispositif permet de certifier le carbone congolais avec des données fiables en vue de les mettre dans le registre et les amener au marché international pour que les Congolais puissent bénéficier de leur potentiel environnemental, notamment le massif forestier qui constitue actuellement une réponse basée sur la nature face à la donne de réchauffement climatique sur la terre.

Ce dispositif est la première tour à flux au cœur du bassin du Congo pour l’étude des échanges de gaz à effet de serre entre la forêt et l’atmosphère avec pour objectif de mieux comprendre la contribution des forêts tropicales à l’atténuation du changement climatique.

Construite par l’Université de Gand, le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), la société R&SD et l’École régionale post-universitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts tropicales (ERAIFT), en partenariat avec l’Institut national d’études et de recherches agronomiques (INERA), la tour est opérationnelle depuis début octobre 2020.

Atteignant une hauteur de 55 mètres (15 mètres au-dessus du couvert forestier), cette structure comblera un énorme déficit de données sur l’importance des forêts humides africaines dans la capture des émissions mondiales de carbone, les changements dans les régimes pluviométriques locaux et régionaux, et l’effet de la dégradation des forêts et de la déforestation sur le réchauffement climatique. Toutes les données produites seront ouvertes et gratuites pour la communauté scientifique internationale.

La vice-Première ministre Bazaiba  était accompagnée du secrétaire général à l’Environnement, du chargé de mission de l’Agence congolaise de l’environnement ainsi que de quelques experts de l’université de Lubumbashi. ACP/Kayu/JFM/SGB/MMC

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