Le médiateur de la CEDEAO au Mali pour rencontrer la junte Le Cameroun lance la première convention internationale des clowns africains

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Kinshasa, 25 fév. 2022 (ACP).- L’Institut français du Cameroun à Douala accueille du 21 au 25 février en cours, la première édition de la convention internationale des clowns d’Afrique du Cameroun, a-t-on appris vendredi des agences internationales de presse.

Selon ces sources, plusieurs compagnies nationales, régionales et internationales ont été invitées dans ce pays où, faute de cirque, la valorisation de cet art est un véritable défi.

Apres avoir passé une quinzaine d’années hors de son pays, William Nong, comédien devenu clown a décidé de rentrer au Cameroun pour promouvoir cet art. William Nong, Promoteur de la convention internationale des clowns d’Afrique du Cameroun- CICAC témoigne, « la toute première femme qui m’a initié au clown c’est Yeto Lougou qui est directrice d’une école de théâtre à Nantes, donc c’est à travers ces gens que j’ai découvert le clown.

Et du coup j’ai regardé derrière et j’ai vu qu’il n’y en avait pas. J’ai de rentrer un peu en arrière pour essayer de promouvoir cela en Afrique et plus précisément au Cameroun mon pays. Aujourd’hui au Cameroun, il y a un problème de timing il y a un problème de moyens, il y a un problème d’accompagnement. C’est pourquoi aujourd’hui on ne peut pas connaitre le clown. A l’époque, oui, on parlait de clown de bouffonnerie, mais aujourd’hui ça a disparu. »

Une disparition peut-être pas totale. Ici dans la ville de Douala, Chamberlain Feumba
a été contaminé il y a une vingtaine d’années par le virus du clown.

« Moi Féfé le clown j’ai été formé par une compagnie étrangère qui est arrivée au Cameroun. Ce qui fait que j’ai bénéficié de cette formation pour devenir Féfé le Clown aujourd’hui  » déclare Chamberlain Feumba, clown. En dépit de l’absence de cirque dans le pays, Féfé le clown transmet son art aux tout petits dans les établissements scolaires.

« Mon champ d’action est beaucoup plus dans les écoles et mon public est beaucoup plus les enfants dans les écoles. Ce qui fait que mon objectif est toujours réalisé dans les écoles. A chaque qui projet se présente dans ces écoles on s’accorde sur un contrat, où je peux intervenir pendant une heure de temps, et en fin d’année maintenant ce sont ces enfants-là qui, ce qu’ils ont appris, ils le produisent devant leurs parents » a-t-il ajouté. Au Cameroun on compte à peine une poignée de clowns. Ici, loin de l’univers du cirque, cet art n’est pas très connu comme mouvement artistique à part entière. ACP/Kayu/RNL/SGB/TKM/MMC