Le Président Félix Tshisekedi souligne l’importance de la  cohérence des politiques dans l’exécution des travaux du port en eaux profondes de Banana

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Kinshasa, 03 mars 2022 (ACP).-Le Président de la République  Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a insisté sur la cohérence des politiques dans l’exécution des travaux du port en eaux profondes de Banana, au cours de la 42ème  réunion du Conseil des ministres du Gouvernement de la République qu’il a présidée en présentiel, vendredi dernier, à la cité de l’Union Africaine à Kinshasa. Le Chef de l’Etat a salué l’engagement des partenaires dans le projet dudit port exprimé lors de la pose de la première pierre de cet ambitieux et intégrateur projet qui va changer le narratif de l’économie de la RDC et de la région, avant d’estimer qu’il est impérieux de finaliser la stratégie nationale dans la matérialisation de ce projet qui exige une cohérence d’approche interinstitutionnelle et un leadership optimal. Pour ce faire, le Chef de l’Etat a rappelé les résolutions des réunions du Conseil des ministres précédentes, à savoir , les recommandations du 11 septembre 2020, du 9 juillet

2021, du 10 décembre 2021 et du 28 janvier 2022 sur les mesures préalables à l’exécution du projet de port en eaux profondes de Banana afin de permettre au gouvernement de prendre des dispositions idoines. Le Président de la République a, à cette même occasion,  informé le gouvernement de sa volonté de placer, à un plus haut niveau, le pilotage, le suivi et l’évaluation de ce projet dont les modalités seront communiquées dans les prochains jours. Il sied de rappeler que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a posé la première pierre sur place à Banana, dans la province du Kongo central, le 31 janvier 2022,  lançant ainsi les travaux de construction de cette méga infrastructure. La construction de ce port est l’œuvre d’une convention de collaboration entre la RDC et les Emirats Arabes Unis dont la société d’État DP WORLD » se chargera de l’exécution du projet pour une durée de deux ans. La première phase des travaux consiste en la construction d’un quai de 600 m et l’aménagement  d’un espace de stockage de 25 ha pour un coût total de 1, 3 milliard de dollars américains. Lors de la cérémonie du lancement desdits travaux, les investisseurs émiratis s’étaient félicités du choix porté  sur leur entreprise qui a une renommée internationale  en  matière logistique. « La construction  du port de Banana est l’un des investissements  les plus importants en Afrique », avait indiqué le manager de DP World qui a aussi précisé que ce port sera moderne et va répondre aux standards internationaux. Considéré comme une nouvelle porte d’entrée d’Afrique, le port de Banana va susciter des emplois directs et indirects au bénéfice de la population congolaise. Le démarrage des travaux de construction du port est la conséquence de la signature, le 11 novembre 2021, d’un avenant au premier contrat signé entre le gouvernement congolais et DP World  en 2017.

Le site de Banana où sera érigé le port en eaux profondes

Sur la demande du Chef de l’Etat, le contrat initial avait été revu et corrigé après un peu plus d’une année de négociations entre l’Etat congolais et les entrepreneurs émiratis. Le nouveau  contrat  est « gagnant-gagnant » car il préserve les intérêts  des deux parties, avait précisé  à  l’époque le Président de la République, Félix Antoine  Tshisekedi, devant les deux parties au cours d’une  cérémonie.

Le contrat qui lie désormais la RDC au groupe émirati DP World  est aussi le fruit des négociations directes entre le Chef de l’Etat et le gouvernement  des Émirats arabes unis, actionnaire unique de DP World. En effet, la RDC est un pays semi enclavé,  avec une superficie de 2.345.309 km2 et une population de plus de 80 millions d’habitants.  Il n’a qu’une petite ouverture sur l’océan  dans sa partie ouest dans la province du Kongo Central, vers l’océan Atlantique où il possède un littoral de 37 km. Cette petite ouverture est faiblement exploitée à ce jour, car pour ses transactions internationales, la RDC est obligée d’utiliser deux ports intérieurs situés à Boma et Matadi qui ne sont pas en eaux profondes et dont la faible calaison oblige tous les navires de haute mer à transiter aux ports des pays voisins, notamment ceux de Pointe Noire et Walvis Bay. Ce qui pose un réel problème de compétitivité de notre commerce extérieur. Face à ce handicap, et depuis les temps immémoriaux, la RDC cherche à pallier ce problème. C’est ainsi qu’a germé depuis 1863 l’idée de l’érection d’un port en eaux profondes à Banana. Ce port permettra notamment, à la RDC,  d’accroître le volume des échanges commerciaux internationaux et permettre ainsi à ce que le pays réponde présent dans le rendez-vous de l’intégration africaine avec des atouts bien renouvelés et bien assumés. Elle permettra également à la RDC de développer une zone industrielle et logistique ainsi que la création conséquente d’emplois.ACP/