Les membres de la société civile de 120 pays d’Afrique francophone et d’Haïti en atelier d’apprentissage en ligne

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Kinshasa, 17 mars 2022 (ACP).- Les membres de Voix et leadership des femmes (VLF) et différentes associations de la société civile de 120 pays d’Afrique francophone, y compris d’Haïti ont participé à l’échange d’expériences au cours d’un atelier d’apprentissage en ligne, sous la co-facilitation de la Coordonnatrice du programme VLF du Centre Carter/RDC, Mme Marie-Joséphine Ntshaykolo.

Selon un communiqué de la VLF parvenu mercredi, à l’ACP, l’accent était placé, lors de cette rencontre internationale, sur la présentation des thématiques à aborder au cours de l’année 2022, des résultats du sondage des événements de l’an passé (2021) et les innovations mises en place par les organisations liées aux différents projets, ou encore les échanges sur les aspects logistiques. Les travaux en groupe étaient également organisés autour des défis, leçons apprises et bonnes pratiques dans la mise en œuvre de l’innovation.  Lancé à partir de la République d’Haïti, cet atelier a offert l’opportunité à chaque participant ou participante, membre de VLF ou femme leader d’une association, à présenter à l’assistance, les différents projets réalisés, les innovations mises en place pour chaque projet ou à partager quelques expériences.

Présentation de différents projets et propositions

Mme Fatou  Diop de VLF/Sénégal, qui a exposé sur l’interprétation des langues des signes au profit des jeunes filles sourdes, a plaidé pour que ces langues des signes soient vulgarisées et que les filles sourdes puissent bénéficier d’une réelle intégration dans la société. De son côté, Mme Emérence Nsonga du Centre Bamamu Tabulukayi situé dans la province du Kasaï-Central en RDC, a partagé avec l’assistance,  le travail fait sur terrain par sa structure à propos du mariage précoce des jeunes filles.

Elle a également parlé de l’assistance juridique que le Centre Bamamu Tabulukayi leur apporte et les différentes méthodes de développement économique mises en place en leur faveur. Mme Nsonga a mis en exergue l’enquête de sa structure dans le but de découvrir les jeunes filles victimes de mariage précoce à travers la province du Kasaï-Central, particulièrement, à Kananga. Mme Laetitia Muabila de la ville de Kinshasa en RDC, travaille avec les jeunes filles élèves en les sensibilisant sur les différentes thématiques, notamment le harcèlement sexuel, le mariage précoce. Le Centre Carter, rappelle-t-on, est une organisation non gouvernementale à but non lucratif et apolitique, guidée par un engagement fondamental en faveur des droits humains et de l’atténuation de la souffrance humaine. Fondé en 1982 par le Président Jimmy Carter et la Première dame Rosalynn Carter en collaboration avec l’Université d’Emory aux USA, le Centre Carter est présent dans plus de 80 pays du monde.ACP