Daniel Aselo répond aux députés sur ses prérogatives dans la gestion des crises au sein des institutions provinciales

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Kinshasa, 31 mars 2022 (ACP).- Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, décentralisation, sécurité et affaires coutumières, Me Daniel Aselo, a répondu à la question orale avec débat lui adressée par le député national, Jean Pierre Kayembe, sur ses prérogatives légales dans la gestion et règlement des conflits au sein des institutions provinciales, au cours d’une plénière, jeudi au Palais du peuple, dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia.

Il a affirmé consulter, régulièrement, les animateurs des institutions des provinces, à savoir les bureaux des Assemblées  provinciales et les gouverneurs de province, afin de résoudre tant soit peu quelques différends au sein ou entre lesdites institutions.

Crises dans 17 des 26 provinces du pays

Il a rappelé que, depuis son avènement à la tête du ministère de l’Intérieur, 17 sur les 26 provinces que compte la RDC ont connu des crises ayant conduit à la destitution, par les organes délibérants, des gouverneurs ou des vice-gouverneurs. Il s’agit  du Haut-Lomami, Lomami, Mongala, Maï-Ndombe, Maniema,  Sankuru, Sud-Kivu, Kongo central, Tshopo, Ituri, Tanganyika, Kasaï, Bas-Uélé, Kwilu, Nord-Ubangi et la ville-province de Kinshasa.

Pour résoudre ces crises, Me Daniel Aselo a convoqué plus d’une fois à Kinshasa, les bureaux des assemblées provinciales, les députés provinciaux ainsi que les chefs des exécutifs, provinciaux pour des consultations devant aboutir au règlement pacifique des conflits.

C’est le cas de la Tshopo, la Mongala et le Bas Uélé où les échanges avec les chefs des institutions ont conduit à la baisse de tension.

S’agissant des arrêts rendus par les instances judiciaires sur des conflits institutionnels en provinces, le vice-Premier ministre Aselo s’est dit respectueux de la séparation des pouvoirs entre les institutions de la République.

Au cours du débat, plusieurs préoccupations ont été exprimées par les députés nationaux soucieux de ramener la paix au sein des instances qui ont la gestion des provinces.

Le vice-Premier ministre a sollicité et obtenu 7 jours préparer ses éléments de réponses aux inquiétudes des élus.

ACP/