L’ambassadeur de France en RDC chez Rose Mutombo pour parler de l’appui de  l’AFP à la Justice

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Kinshasa, 06 avril 2022(ACP).-La ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, a eu une séance de travail mardi avec une délégation de l’Agence Française de Développement(AFP), conduite par l’ambassadeur de France en RDC, Bruno Aubert, pour étudier les possibilités d’élargissement et de redéploiement de sa coopération avec la justice congolaise.

Cette coopération, a-t-on indiqué, sera financée en particulier via l’AFP, sur des fonds disponibles à travers le dispositif d’un contrat de désendettement au développement qui a été conclu entre la France et la RDC, particulièrement au profit de l’Institut national de formation judiciaire (INAFORJ).

L’ambassadeur Bruno Aubert, déclarant qu’ils étaient venus rencontrer la ministre d’Etat pour lui soumettre ledit projet et s’entendre sur les principes d’appui à cette structure, a souligné que son pays a déjà une coopération depuis plusieurs années avec l’INAFORJ et que ce projet permettra d’y affecter environ 4 millions d’euros.

 « L’objectif de cette rencontre était précisément de nous entendre sur les grands principes. Il restera aux équipes du ministère et de l’AFD de travailler et de définir concrètement les modalités d’appui. Ce genre de coopération a vocation de s’étendre sur plusieurs années », a fait savoir l’ambassadeur de France en RDC.

INAFORJ, une école initiale et continue du personnel judiciaire

Pour sa part, la directrice de l’AFD en RDC, Safia Ibrahim, a indiqué que l’INAFORJ est une structure avec laquelle son Agence a un partenariat, à la demande de l’Ambassade de France, et promis d’appuyer  le fonctionnement et les activités de cette école indispensable pour  la justice congolaise.

De son côté, l’attaché de coopération à l’Ambassade de France, Jérôme Pennec, a souligné que cette composante de coopération est une continuité du travail fait, de 2015 à la fin de l’année 2020-2021, puisqu’il y a eu un peu de glissement avec l’effet de Covid-19.

 « Cette année nous sommes en année d’instruction et de réflexion avec la partie congolaise pour relancer cette coopération sur la formation judiciaire avec de volume financier supplémentaire. L’idée est d’appuyer la formation des magistrats et l’ensemble de professionnels de la justice », a-t-il dit.

Le directeur général intérimaire de l’INAFORJ, Katambwe, a quant à lui noté que son institution est « une école initiale et continue du personnel judiciaire (magistrats, greffiers, secrétaires des parquets, agents pénitentiaires et personnel administratif) ».

Après le recrutement des magistrats, ces derniers n’entreront en fonction qu’après avoir suivi une formation initiale d’une année dont une partie théorique de 4 mois et  8 mois de stage. A la fin de la formation, ils seront côtés et appréciés par l’INAFORJ pour qu’ils soient affectés en fonction de leurs résultats, renseigne-t-on. ACP /Kayu/KMT/KAF