Le mouvement Rien sans les femmes n’initie des recommandations pour propulser le secteur genre

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Kinshasa 27 avr.2022 (ACP.  Le mouvement rien sans les femmes a organisé mardi un atelier d’échange qui a réuni les élus nationaux et provinciaux, les cadres de la société civile ainsi que les leaders des partis politiques en vue d’identifier le blocage qui justifie la faible participation des femmes aux postes nominatifs mais aussi de les pousser à embrasser une carrière politique.

Plusieurs points ont été relevés notamment sur le processus de recrutement des candidates, la question du financement des campagnes qui relie le problème de remboursement de la caution pour les femmes qui ont échoué, les avantages pour des femmes qui excellent, la lutte contre la corruption et l’accès au média.

S’en est suivi une session de questions-réponses entre les intervenants et participant mais aussi des recommandations qui ont été soumises aux parlementaires particulièrement sur le respect de  la parité 50/50 prôné par la constitution en son article 14 ainsi que la prise en compte de la participation des femmes vivant avec handicap afin que ces plaidoyers soient transmis aux  autorités compétentes et soient débattus au cours des différentes plénières pour trouver gain de cause .

Fifi Kandolo coordinatrice d’Action femme de valeur a pris part à cette activité pour insister sur la participation accrue des femmes en politique.

Elle a expliqué : « L’Etat des lieux par rapport à la participation de la femme dans les instances de prise de décision dans notre pays laisse à désirer. Nous avons échangé autour des réformes à apporter dans la loi électorale en faveur de l’égalité homme-femme ».

« La femme qui évolue dans différents partis politiques ne se retrouve pas aligné sur les listes qui sont présentées lors des élections. Il a été également question de regrouper les opérations politique, les cadres de la société civile, les députés nationaux qui votent des lois à l’Assemblée nationale pour récolter les différentes propositions faites quant à la participation de la femme majoritairement représentée au niveau des partis politiques mais elle est moins élue et elle n’a pas la capacité de pouvoir payer les cautions exorbitantes pour battre campagne » déplore la coordinatrice d’Action femme de valeur.

« Nous avons fait des recommandations pouvant aider la femme à être représentée lors des prochaines élections de manière à ce qu’elle arrive à défendre les problèmes qui concerne cette dernière » a-t-elle noté.

Les hommes parlementaires ont évoqué la question de la méritocratie féminine

 Prenant part à cet atelier, les hommes parlementaires ont évoqué la question de la méritocratie féminine pour occuper les postes de prise de décision.

« Ma présence se justifie par le souci que je porte, celui de promouvoir la participation de la femme aux processus électoral » a évoqué M. Bayebundila Ruphin élus de la commune de Kimbanseke. Il est important de promouvoir un processus inclusif qui tienne compte de la participation de la femme mais aussi des personnes vulnérables » a-t-il martelé.

« Les recommandations sont allées beaucoup plus dans le sens de plaider pour plus d’égalité, la formule consacrée c’est la parité. Les femmes veulent que la parité soit plus réelle et concrète, qu’on dépasse les 30% prévu par l’ancienne loi électorale. Qu’il y ait un peu plus de femmes dans les listes électorales mais ce combat portera des fruits si seulement cette femme le mérite et si elle est compétitive sur le terrain. Il faut également que les partis politiques s’impliquent dans la promotion de la candidature féminine » a-t-il recommandé.

Initié par le mouvement Rien sans les femmes avec l’appui de l’ambassade de Suède, le CAFCO et la CEJP CENCCO, cette rencontre fait suite au projet TUFAULU PAMOJA (Réussir Ensemble) qui vise à amplifier la voix de la femme congolaise pour une plus grande participation aux instances de prise de décision et mécanisme de paix. ACP/Kayu/NMM/CDN/KJI