Sud-Kivu: validation du rapport d’analyse sur la crise des inondations dans la ville et territoire d’Uvira

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Uvira, 05 mai 2022 (ACP).- Les représentants des organisations humanitaires, les autorités locales, les organisations et institutions de recherche ont validé récemment le rapport d’analyse sur la crise des inondations dans la ville et territoire d’Uvira.

C’était au cours d’un atelier de présentation organisé par l’Association des Femmes pour la Promotion et le Développement Endogène (AFPDE) avec le Centre de Recherche en Hydrobiologie (CRH/Uvira) sous l’appui financier du Start Network que ledit rapport a été approuvé.

Le rapport s’adresse d’abord aux autorités politiques et administratives, aux scientifiques, aux organisations gouvernementales et non gouvernementales et à la société civile afin de prendre conscience de l’ampleur de la catastrophe survenue en 2020, du danger permanent qui pèse  toujours sur la population et voir dans quelle mesure la sécuriser.

Ce rapport trace un tableau sombre sur les questions relatives au plan de contingence avant et pendant la crise des inondations en ciblant les quartiers vers lesquels la population peut être déplacée en cas des catastrophes, l’état de route qui y conduit, des moyens d’évacuation rapide, de l’estimation de la population à déplacer et du temps que cette évacuation rapide peut prendre ; l’aménagement des sites et savoir comment sécuriser la population dans les sites nouvellement crées ; la prise en charge humanitaire et son évaluation par la population en 2020 et émettre des propositions concrètes pour son amélioration ; l’absence de site permanent aménagé répondant aux normes mis à la disposition de l’autorité pour assister immédiatement les sinistrés en cas de problème ; le système d’alerte n’a pas évolué malgré l’ampleur des inondations et les dégâts humains et matériels enregistrés. C’est par téléphone et le cris des habitants et tapage des bidons que la population est informée des crues dangereuses de la rivière.

Il a été aussi constaté que la plupart des sinistrés regagnent leurs habitations inondées à plusieurs reprises faute de moyen de se trouver une maison ailleurs.

Les participants ont convenu que vu l’augmentation de la fréquence rapide des inondations de différentes rivières qui passe de simple au double même plus selon le cas, il est urgent de préparer un plan d’intervention au cas par cas selon le degré de nuisance et le niveau de risque que présente chaque rivière.

En plus de plusieurs cas épinglés, les participants ont recommandé d’organiser un plaidoyer pour obtenir un lotissement en faveur des sinistrés, faire une cartographie des zones à haut risque impropre à la construction et exiger leur reboisement après la délocalisation des populations ; la redevabilité face à la population est exigée aux organisations impliquées dans le reboisement, car on ne voit pas pousser des forêts, résultat de leurs efforts ; informer aussi régulièrement la population de la montée des eaux du lac en leur indiquant les zones exposées aux inondations ; faire appliquer la loi relative à la distance séparant les habitations par rapport aux berges des rivières et la ligne côtière du lac Tanganyika, et enfin annuler les lotissements des parcelles dont l’altitude est en deçà de 776,9 mètres le lac Tanganyika et la route nationale numéro 5 entre Kilomoni et le Poste frontalier. ACP/RNL/MNI/SGB/TKM/CDN