Un concert de casseroles initié par l’opposition à Dakar

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Kinshasa, 23 juin 2022 (ACP).- Les partisans du leader de l’opposition sénégalaise Ousmane Sonko sont descendus dans la rue avec des casseroles et ont manifesté mercredi soir, a-t-on appris jeudi des médias internationaux.

Selon ces sources, les partisans de la coalition Yewwi Askan Wi (Libérez le peuple) dirigée par Ousmane Sonko sont descendus dans les rues de la capitale Dakar à 20 h 00 heure locale, suite à l’appel de Sonko à « donner un concert avec des casseroles ». Réagissant au rejet par la Cour constitutionnelle de la liste des candidats de la coalition pour les élections legislatives qui se tiendront au Sénégal le 31 juillet, les partisans sont descendus sur les routes et ont joué des casseroles, tandis que les véhicules de passage les accompagnaient de leurs klaxons. Le principal leader de l’opposition a appelé lundi à une nouvelle manifestation le 29 juin, alors que la précédente a été interdite et que les affrontements qui ont suivi ont fait trois morts.  »

Ousmane Sonko et ses partisans avaient organisé des manifestations le 17 juin à Dakar et dans certaines villes du pays pour la même raison. La manifestation n’a pas été autorisée en raison de l’interdiction des élections jusqu’au 10 juillet, et 3 personnes sont mortes dans les incidents qui ont éclaté. Le Sénégal se rendra aux urnes le 31 juillet pour élire 165 députés. L’ancien candidat à la présidence, qui a été élu maire de Ziguinchor lors des élections locales de janvier, souhaite réintégrer le Parlement en tant que député lors des elections générales.

La Chine est le deuxième créancier du Kenya, après la Banque mondiale, et a financé des projets d’infrastructures. Elle a notamment prêté 4,7 milliards d’euros pour la réalisation du projet d’infrastructures le plus cher depuis l’indépendance du pays en 1963 : la ligne de train qui relie depuis 2017 la ville portuaire de Mombasa à celle de Naivasha, dans la vallée du Rift, via la capitale Nairobi.

Tous ces investissements se sont souvent accompagnés d’une arrivée de travailleurs chinois. L’annonce de William Ruto a suscité des réactions mitigées en ligne. « Nous devons des milliards à la Chine. En faisant ça, nous mettrons à rude épreuve nos relations avec le pays et ils auront aussi une réaction réflexe sur le remboursement des prêts », estime un internaute sur Twitter.

D’autres approuvent cette proposition. « C’est bien, rien de tel ne se passe dans d’autres pays. Les emplois locaux ne peuvent pas être pris par des étrangers », a ainsi tweeté un autre utilisateur. ACP/Zng/RNL/NKV/MMC/HBB/NMM