Une conférence-débat à l’UCC sur « les relations RDC-Rwanda »

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Kinshasa, 1er juillet 2022 (ACP).- Le député Thomas Luhaka Losendjola, ministre honoraire de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) a animé, vendredi à l’Université catholique du Congo (UCC), dans la commune de Mont-Ngafula, une conférence-débat sur le thème « les relations RDC-Rwanda, des origines jusqu’en 1994 ».

L’intervenant a souligné les rapports historiques entre la RDC et le Rwanda en partant de l’Etat indépendant du Congo (EIC) avec la Belgique et d’autres puissances occidentales d’autres pays d’Afrique.

Il a évoqué notamment la transplantation, pendant la période coloniale de 1930 à 1950, des ressortissants rwandais sur le sol congolais, l’indépendance en 1960, l’assassinat de Lumumba, les rébellions de Tshombe, de Pierre Mulele en 1963, le coupd’Etat de Joseph Désiré Mobutu, le 24 novembre 1965, le règne de Mobutu, l’entrée de l’AFDL et des troubles interethniques et des conflits dans la région des Grands lacs.

Thomas Luhaka, qui devra animer une deuxième conférence dans les prochains jours, sur les relations RDC-Rwanda, a fait savoir qu’il est important de connaître l’histoire pour mieux faire la paix avec notamment le Rwanda et l’Ouganda.

Mise en œuvre des moyens de défense dans les frontières

Thomas Luhaka a recommandé la mise en œuvre des moyens pour doter la RDC, qui est entourée de neuf voisins, d’un outil efficace de défense de ses frontières.

L’Etat congolais, a-t-il dit, est la seule entité susceptible d’assurer la sécurité du pays. D’où la nécessité de bâtir un Etat fort, pour permettre à la RDC de bien jouer son rôle, eu égard à sa position géographique qui lui demande des capacités énormes.

La formation d’une armée forte et dissuasive, la mise à disposition d’une ligne budgétaire pour soutenir cette formation, l’intégration de la dimension militaire dans la formation scolaire et universitaire, la réalisation des réformes dans les différents secteurs, sont autant de pistes de solutions évoquées lors de cette conférence-débat.

Investissement dans la formation du capital humain

Pour sa part, le recteur de l’UCC, le Pr Abbé Léonard Santedi, a suggéré d’investir dans la formation du capital humain pour libérer le potentiel de la jeunesse congolaise, en vue de transformer le pays.

« Le budget de l’éducation nationale, à l’époque de Lovanium, était de plus de 15%. A ce jour il est très faible pour répondre à la nécessité d’une éducation de qualité », a-t-il rappelé.

L’université, a-t-il poursuivi, est le haut-lieu de formation des savants et cadres pour développer les capacités susceptibles de mener à la bonne gouvernance, la protection de la souveraineté nationale et la cohésion nationale. ACP/ODM/RNL/FMb/MNI/HBB/MOP