Un médecin recommande le dépistage obligatoire de la syphilis lors du premier trimestre de la grossesse

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Kinshasa, 16 août 2022(ACP).- Le dépistage de la syphilis doit être obligatoire lors du premier trimestre de la grossesse, a indiqué mardi au cours d’un entretien avec l’ACP, le Dr Alain Salabu, gynécologue aux Cliniques universitaires de Kinshasa.

Selon la source, cette maladie sexuellement transmissible est potentiellement mortelle pour la femme enceinte et le fœtus. Si la femme n’est pas traitée, il y a risque que le fœtus soit avorté ou que le bébé naisse avec la maladie ou souffre d’une invalidité permanente.

D’autres conséquences sont les avortements spontanés (fausse couche), des anomalies fœtales qui peuvent être découvertes tardivement après la naissance, a-t-il expliqué.

Il a fait savoir que la syphilis se manifeste par une ulcération non douloureuse au niveau du pénis, du vagin ou de l’anus et se transmet par une bactérie du type gram négatif, le tréponèma  pallidum ou le tréponème pâle. La syphilis se transmet majoritairement par trois voies, à savoir lors des relations sexuelles vaginales, anales ou orales non protégée, par les produits sanguins (seringues usagées, sang non testé) et par la transmission mère-enfant (grossesse, accouchement, allaitement).

Les symptômes primaires de la syphilis jusqu’à 3 mois après l’exposition sont le bouton rouge de 5 à 15 mm avec un trou, mais non douloureux sur l’anus, les parties génitales et la gorge, a dit le médecin.

Par ailleurs, au stade secondaire, soit de « 6 semaines à 6 mois après l’exposition, il peut s’observer la fièvre, la fatigue, les courbatures, les éruptions cutanées, la perte de poids, les maux de tête, les douleurs musculaires et les plaques rouges.

Pour le stade tertiaire, soit de (2 à 30 ans), les symptômes qui peuvent apparaître sont les oublis neurologiques ou psychiatriques, l’atteinte des os, du cerveau, du cœur, et la mort.

Le spécialiste Salabu a souligné que le diagnostic n’est pas toujours évident, puisque le patient peut être asymptomatique ou les symptômes de la syphilis peuvent passer inaperçus. « Quels que soient les stades de la maladie, le diagnostic repose sur le test notamment sérologique qui va rechercher le tréponème dans le sang et l’examen clinique à la recherche d’éruptions cutanées typiques de la syphilis », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le traitement repose essentiellement sur l’antibiothérapie et la prévention sur l’utilisation du préservatif lors des rapports sexuels, le dépistage régulier en cas de nombreux partenaires sexuels ou de changements fréquents. ACP/Kayu/CDN/Thd/NMM