Une baisse de cas de violation des droits humains en RDC

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Kinshasa, 05 septembre 2022 (ACP).- Le bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH), a fait remarqué récemment lors du forum régional sur la lutte contre les discours de haine en Afrique Centrale, organisé à Kinshasa, d’une baisse soit 371 des violations et atteintes aux droits humains , durant le mois de juillet de l’année en cours, a appris lundi l’ACP de cette organisation internationale.

Pour le représentant de ce bureau, Abdoul Aziz Thioye, ce chiffre représente une réduction de 25% par rapport au mois de juin 2022, où l’on avait enregistré 475 violations.

« Cette réduction reflète la diminution à la fois des violations attribuables principalement aux agents de l’Etat. Sur le plan judiciaire, le BCNUDH va continuer à apporter son soutien aux autorités congolaises dans le cadre de la lutte contre l’impunité des violations et des atteintes aux droits de l’homme », a-t-il expliqué.

Dans les territoires affectés par les conflits armés, poursuit-il, 314 violations et atteintes aux droits de l’homme, commises par toutes les parties ont été documentées en juillet 2022, avec un total de 701 victimes parmi lesquelles au moins 200 civils 140 hommes, 27 femmes et 33 enfants victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires.

Les groupes armés sont les principaux responsables avec 75% des atteintes documentées dans ces territoires affectés par les conflits, indique le rapport.

Le même document renseigne que les atteintes perpétrées par les différents groupes Maï-Maï et les combattants de la CODECO ont cependant connu une augmentation significative.

Celles attribuables aux membres des ADF ont diminué au Nord-Kivu mais considérablement augmenté en Ituri, par rapport au mois précédent.

Les cas de violences sexuelles liés au conflit sur des victimes adultes documentées en juillet, a fait constaté  le représentant Abdoul Aziz Thioye, ont augmenté par rapport au mois précédent.

Le BCNUDH a enregistré au moins 58 victimes adultes au cours du mois en revue, contre 27 au mois de mai, précise-t-il, indiquant que cette augmentation est principalement liée au nombre de cas commis en avril et en mai derniers, et documenté au cours d’investigations récentes.

ACP/ODM/JFM/HBB