Le ministre de la Santé publique déclare la fin de la 15ème épidémie de la maladie à virus Ebola en RDC

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Kinshasa, 27 septembre 2022 (ACP).- Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prevention, le Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda a déclaré mardi la fin de la 15ème épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) en RDC qui a sévit dans la zone de santé de Béni dans la province du Nord-Kivu à l’Est de la RDC.

 Dans son allocution, le ministre de la Santé a rappelé que la résurgence de la MVE depuis le 16 août 2022 constitue la quatrième épidémie dans la province du Nord-Kivu et la troisième dans la ville de Béni, survenue seulement 8 mois après la précédente dans la même contrée.

Pour lui, la riposte de cette maladie qui aura duré 1 mois et 12 jours, s’est organisée dans un contexte où la zone de santé de Béni était en état de siège depuis le mois de mai 2021 et elle a bénéficié d’un accompagnement et d’un appui des autorités politico militaires dans la mise en œuvre des activités.

Il a rappelé que cette résurgence a bénéficié de l’attention particulière du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a chargé son ministère, à travers la direction générale de lutte contre la maladie (DGLM), à apporter toute l’expertise technique nécessaire à l’équipe provinciale et aux équipes locales dans la lutte contre cette maladie.

« Après 42 jours de surveillance renforcée sans nouveau cas confirmé, et selon le protocole de l’Organisation mondiale de la Santé OMS, je suis heureux de déclarer solennellement la fin de la 15ème épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province du Nord-Kivu en RDC », a-t-il dit.

Il a remercie particulièrement les équipes locales de la zone de santé de Béni, la division provinciale de la santé du Nord-Kivu, les experts du niveau national qui ont œuvré sans relâche pour l’obtention de ce résultat, et l’appui des partenaires techniques et financiers œuvrant à côté de la RDC dans la gestion des urgences.

Pour  le ministre de la Santé, au cours de cette épidémie, seule une aire de santé sur les 22 que compte la zone de santé de Béni a été affectée suite à un décès d’une femme de 46 ans à l’hôpital général de référence de Béni après 23 jours d’hospitalisation pour détresse respiratoire.

Le Dr Mbungani a fait savoir que l’écosystème de la RDC et le nombre élevé des guéris des précédentes épidémies de la MVE constituent pour ce pays un risque élevé et permanent de résurgence des épidémies de celle-ci. « D’où, nous devons renforcer davantage notre système de surveillance épidémiologique en général et particulièrement autour des guéris tout en réfléchissant sur des stratégies idoines à mettre en place pour toutes ces zones de santé à risque », a-t-il encore dit.

En effet, au moment où nous déclarons la fin de cette épidémie, la RDC continue à faire face à d’autres urgences de santé publique, notamment le cholera, le Monkey pox (variole de singe), la rougeole. Pour vaincre ces fléaux, a il invité les communautés à s’engager aux côtés du personnel de santé et des leaders politiques et religieux.

Il a, par ailleurs, indiqué qu’au regard de la survenue de l’épidémie de la MVE (souche soudan) en Ouganda, la surveillance transfrontalière devra être renforcée et un plan de préparation mis en place pour les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri afin d’être capable de détecter rapidement d’éventuelles urgences de santé publique.

Il faut aussi réduire la charge de morbidité et de mortalité dans la population telle que prônée par le Chef l’Etat au travers le plan d’action du gouvernement dans le cadre de la Couverture santé universelle. ACP/Kayu/Thd/NMM