Indemnisation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits

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Kinshasa, 3 octobre 2022 (ACP).- Des victimes des violences sexuelles liées aux conflits en RDC vont désormais bénéficier des fonds de réparation qui seront mobilisés par un établissement public dont le projet de décret portant son organisation et son fonctionnement  a été adopté lors du conseil des ministres vendredi dernier, selon le compte rendu dudit Conseil.

Le projet de décret a été adopté au conseil des ministres, après sa présentation par le ministre des droits humains, Albert Fabrice Puela. Il  a souligné que l’histoire de la RDC est marquée depuis plusieurs décennies par une série de violences cycliques et des massacres qui ont causé des nombreuses pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Et d’ajouter que ces violences ont également contraint des centaines de personnes à se déplacer à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Ces crimes dont la plupart restent à ce jour impunis , ont engendré des nombreuses frustrations et humiliations pour les victimes au point de créer une atmosphère de méfiance envers  les institutions.

Pour sa part, le ministre de la Communication et Médias, porte parole du gouvernement, Patrick Muyaya a expliqué,  dans le compte rendu, les motivations liées à l’indemnisation des victimes. « En effet, depuis près de 30 ans maintenant, chaque passage d’un conflit, le plus souvent interne à un retour à la paix fait inévitablement apparaître la question que faire ?  Pour régler le passif des violations graves des droits de l’homme occasionnées pendant les périodes violentes ayant endeuillé les communautés et fissurer la cohésion sociale, la justice transitionnelle semble au regard des problématiques qu’elle met en exergue apporter une réponse appropriée au retour à l’ordre institutionnel tout en favorisant la construction d’une architecture sociale basée sur de fondements plus solides afin d’éviter la répétition des violations des Droits de l’homme d’où le besoin essentiel de restaurer la paix et la cohésion sociale’ », a-t-il indiqué.

Plusieurs organisations de la société civile ont salué la création de cet établissement public en faveur des victimes des conflits armés. ACP/