Le gouvernement chargé de mettre à jour la liste  des pesticides prohibés en RDC

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Kinshasa, 27 novembre 2022 (ACP).- Les producteurs agricoles familiaux et les ONG  les accompagnant, ont recommandé au gouvernement de mettre à jour la liste des pesticides prohibés en République démocratique du Congo (RDC), lors du lancement de la 6ème  édition du Festival alimentaire (FAT) organisée par la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC) et le Comité national pour la promotion de l’agriculture familiale (CNPAF) en collaboration avec « S.O.S Faim de Belgique ».

«Face au danger qu’encourt la RDC face aux dangers des pesticides interdits, il a été constaté  l’absence de contrôle et de surveillance dans la commercialisation des pesticides non autorisés en RDC qui arrivent au niveau des agriculteurs familiaux et le manque de maîtrise dans leur utilisation.  Les agriculteurs familiaux sont également confrontés à une réelle difficulté d’avoir la liste des pesticides dits prohibés dans les sites maraîchers de Kinshasa », ont fait savoir les deux parties dans leur déclaration rendue public le même jour.

Selon l’un des organisateurs, la disponibilité de cette liste permettra notamment d’assurer l’effectivité du service de contrôle des végétaux et de lui doter des moyens conséquents afin qu’il soit capable de remplir correctement ses obligations et d’accompagner les producteurs agricoles familiaux, de s’impliquer davantage pour éradiquer les produits prohibés dans le circuit de commercialisation, d’encourager et de soutenir l’agro – écologie.

Quant aux accompagnateurs des producteurs agricoles familiaux, il leur a été demandé de sensibiliser et de former les producteurs familiaux sur la bonne utilisation des pesticides, de les inciter à abandonner l’usage des produits prohibés dans leurs champs et de les encourager dans les pratiques agro-écologiques.

Selon les organisateurs de ce festival, la 6ème  édition du FAT servira à faire  le plaidoyer sur toutes les questions liées à l’agriculture familiale et constituera pendant une semaine environ un moment d’interpeller les décideurs pour des solutions alternatives dans le secteur agricole.

« Il n’y a pas de sécurité alimentaire sans sûreté alimentaire », a relevé le secrétaire technique du CNPAF, Sylvain Ntumba, qui a rappelé aux consommateurs de chercher à s’assurer que ce qui est consommé est sain et de bonne qualité. ACP/CEL/May