Ituri : un groupe armé signe un acte de cessation des hostilités

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Bunia, 24 janvier 2023 (ACP).- Un acte d’engagement de cessation des hostilités a été signé lundi, par le Mouvement d’autodéfense populaire de l’Ituri (MAPI) en République démocratique du Congo, en présence du gouverneur militaire de cette entité, le Lieutenant-général Johnny Luboya, des délégués de la MONUSCO et des  chefs coutumiers.

« Notre mouvement n’a aucune intention de créer une rébellion contre la République et moins encore d’appartenir à un groupe armé, à l’instar de ceux qui continuent à endeuiller l’Ituri depuis décembre 2017, dont la CODECO », a rassuré le porte-parole de ce mouvement, Benjamin Bahati.

« C’est pourquoi nous n’avons aucun cahier de charge à présenter au gouvernement congolais, pour conditionner le retour de la paix dans notre province, à part la demande de protection de la population civile, en général, et celle de communautés victimes, en particulier », a-t-il fait savoir.

Benjamin Bahati a déclaré, en outre, que son mouvement  s’est décidé de s’aligner dernière les forces de sécurité et le processus de paix prôné par le Président de la République, Félix Tshisekedi, à travers le programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et stabilisation  (P-DDRCS).

Il a plaidé auprès du gouvernement de la République de diligenter une enquête afin de « dénicher les vrais  instigateurs et auteurs des massacres à grande échelle, comparables au génocide, à l’endroit de communautés de l’Ituri »

« La signature de l’acte d’engagement par MAPI n’empêche pas la justice de faire son travail, celui de poursuivre les auteurs directs et intellectuels de différents crimes de masse répertoriés en Ituri », a dit de son côté le gouverneur militaire de cette province.

« Ce tribunal là va venir […] Il va venir, ne vous trompez pas. Tous ces jours-ci les experts viennent et repartent! Ceux qui restent en vie seront poursuivis. Ne vous trompez pas. On les connait », a insisté le Lieutenant-général Johnny Luboya, déplorant le fait que « le jugement, par la Cour pénale internationale (CPI), de certains anciens seigneurs de guerre n’a pas eu malheureusement d’impact sur la stabilité de l’Ituri ».

L’autorité provinciale a réaffirmé la ferme détermination de son administration de continuer à documenter tous ceux qui utilisent allègrement des milices dans le but d’avoir de l’or qui seront tôt ou tard poursuivis par les instances judiciaires.

En plus du groupe armé FRPI qui a signé un accord de paix avec le gouvernement de la République, en février 2020, deux(2) autres groupes armés, à savoir  CODECO et FPIC, ont déjà signé les actes d’engagement de cessation des hostilités.

Cependant, dans ce lot, seul le FPIC tente, tant bien que mal, de respecter son engagement, contrairement aux miliciens CODECO, auteurs de dernières tueries, et à la milice d’autodéfense « Zaïre »,  rappelle t-on. ACP/Kayu/Thd