Inga III, Port de Banana, Pont reliant Kinshasa à Brazzaville : des projets intégrateurs de développement

Kinshasa, 14  août 2019 (ACP).- Depuis son accession à l’indépendance en 1960, la République Démocratique du Congo a toujours accordé une place importante à l’unité et au développement de l’Afrique. C’est ce qui explique sa lutte acharnée pour la libération totale du continent et sa contribution à son développement intégral.

La RDC n’a jamais fait de sa vocation africaine un simple slogan. Que ce soit dans la lutte contre le régime ségrégationniste sud-africain de l’apartheid, pour l’indépendance de l’Angola, pour la paix en Afrique centrale, que ce soit dans sa contribution au développement de la sous-région dans le cadre des structures y relatives, notamment au sein de la  Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), de la  Communauté économique des pays des Grands lacs (CEPGL), de la  Communauté des Etats d’Afrique australe (SADC), les autorités de la RDC se sont toujours montrées très engagées.

En signant dernièrement à Bamako, au Mali, l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est rangé sur la voie tracée par ses prédécesseurs, celle de faire de son pays, la rampe de lancement du développement du continent africain.

C’est dans cette optique que lors de son périple au pays de l’oncle Sam, il avait pris langue avec les responsables des institutions de Breton Wood et manifesté son adhésion aux projets de financement des initiatives de développent telles que le barrage hydroélectrique d’Inga III, la construction du port en eaux profondes de Banana. Et, dans le même contexte, en rapport avec la ZLEC, il a soutenu le projet intégrateur de construction d’un pont reliant les deux capitales les plus rapprochées du monde, en vue de réaliser la jonction par route des parties nord et sud de l’Afrique.

La RDC, il faut le savoir, se situe au cœur du Continent africain, elle est placée au carrefour des voies d’où partira le développement intégré de ce continent. D’ici à 2050, l’Afrique, selon les projections statistiques établies par des experts en démographie, totalisera environ 2 (deux) milliards d’habitants, dont près de 200 (deux cents) millions en RDC où se développera certainement un marché potentiel d’échange des biens et services produits sur le continent.

Les Congolais sont donc appelés à s’acclimater à ces nouvelles perspectives qui pointent à l’horizon en se préparant, d’ores et déjà, à tirer profit de ce grand marché de libre échange, en s’ouvrant aux autres pays du continent, car la polémique née autour des trois projets sus-énumérés n’est qu’un faux débat, dans la mesure où nous ne pouvons pas affirmer une chose et son contraire à la fois, en prétendant appartenir à la ZLEC et en même temps fermer nos frontières avec les pays voisins.

Si le port de Pointe-Noire, en République du Congo Brazzaville, fait peur à certains compatriotes, ces derniers doivent savoir que Lobito en Angola, Beira au Mozambique, East-London en Afrique du Sud, Dar-es-Salam en Tanzanie, etc, constituent également d’autres postes d’entrée et de sortie des biens importés et exportés par la RDC. Si il faut adhérer à la logique de ces compatriotes, il faudra fermer aussi fermer nos frontières avec ces pays dont certains n’ont pas des frontières communes avec la RDC, mais qui participent activement à notre économie. Notre pays étant semi-enclavé, nous n’avons  d’autres alternatives que de composer avec nos voisins directs et indirects.

Les projets Inga III, Port en eaux profondes de Banana et Pont reliant Kinshasa à Brazzaville, du reste financés par la Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD), constituent des atouts indéniables qui permettront à la RDC de devenir la plaque tournante de l’économie africaine en boostant en même temps sa propre intégration économique. Ils sont appelés à bénéficier du soutien sans failles du peuple congolais et de ses dirigeants. ACP/DNM/Mpk/Cfm

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