INPP : la BAD et le FNPSS s’impliquent dans le projet d’insertion socioprofessionnelle des jeunes

Kinshasa, 11 mai 2019 (ACP).- Une délégation mixte Banque africaine de développement(BAD), Bureau international du travail(BIT) et du Fonds national de promotion du service social(FNPSS) conduite par la directrice générale de cette dernière institution publique, Mme Alice Kabetsi Mirimo, a effectué vendredi une visite de travail à l’Institut national de préparation professionnelle(INPP) afin d’examiner les voies et moyens d’élaborer un plan d’urgence en faveur de l’insertion sociale des jeunes de la RDC.

Mme Kabetsi a fait savoir que cette visite mixte s’inscrit dans le cadre  d’une requête du gouvernement faite à la BAD, sur instruction du Président de la République, Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo, portant sur l’insertion de la jeunesse en rapport avec le programme d’urgence de ses premiers 100 jours à la tête de la RDC. Nous avons visité l’INPP que nous considérons comme modèle sur la question de l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse», a dit la DG du FNPSS, avant d’affirmer avoir vu, au cours de cette visite, les avancées enregistrées par l’institut  qui servira de pilier pour faire bénéficier aux jeunes de la RDC, à travers ce projet en gestation, les avantages professionnels.

Cette démarche permettra de rassurer la jeunesse sur son encadrement et sa promotion car elle demeure, par conséquent, le pilier du développement du pays, a laissé entendre Mme. Kabetsi. Pour réaliser l’objectif du Chef de l’Etat, il est impérieux d’élaborer un programme avant de rechercher des fonds, a dit la cheffe de la délégation  qui a annoncé, à cette occasion, la venue d’une mission d’assistance technique pour ce projet.

Par ailleurs, Mme Kabetsi a pu se rendre compte des activités de formation professionnelle à l’INPP dans plusieurs filières, notamment celle d’ajustage et soudure spécialisée. Cette filière qui accueille aussi les stagiaires féminins, soufrait de manque de techniciens, qui poussaient, à une époque récente, les entreprises minières, pétrolières et brassicoles à importer la main-d’œuvre dans des conditions onéreuses.

Depuis que l’INPP forme dans ce domaine, les entreprises locales ne recourent plus à une main-d’œuvre étrangère couteuse, a rassuré à ses hôtes l’ADG de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe.

Ce dernier a également expliqué à la délégation, l’importance de la formation dans les filières de l’informatique et des énergies renouvelables. Dans ce dernier volet, il a rappelé la possibilité, pour la RDC, d’augmenter le taux d’accès à l’électricité, encore faible actuellement, par la diversification de sources de production.

Il est opportun à cet effet de former une main-d’œuvre qualifiée dans ce domaine, a-t-il dit, rappelant également l’importance de filières de froid et climatisation et de l’hydropneumatique qui sont également porteuses de croissance et des emplois. L’hydropneumatique est recherchée par les sociétés minières, la RDC étant un pays minier, a précisé l’ADG de l’INPP.

A la fin de la visite,  Mme Kababtsi s’est dit satisfaite d’avoir  vu les jeunes filles et garçons s’adonner à la formation aux métiers techniques de base dont la RDC a besoin. Elle s’est dit en plus rassurée que ces jeunes créeront leurs propres entreprises ou travailleront avec compétence dans les structures existantesACP/Zng/Fmb  

Partagez cet article