La bilharziose constitue  la seconde maladie parasitaire la plus répandue après le paludisme

Kinshasa, 06 mai 2019 (ACP).- La bilharziose également connue sous le nom de schistosomiase,  est une maladie parasitaire due à un ver plat hématophage constituant la seconde maladie parasitaire la plus répandue après le paludisme avec plus de 200.000 morts par an, a révélé lundi à Kinshasa, le Dr Anthony Keta, médecin à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, au cours d’un entretien avec l’ACP.

Selon la source, l’infection se produit lorsque les larves du parasite pénètrent dans la peau d’une personne, le plus souvent au cours d’une baignade dans de l’eau infestée. Les vers plats schistosomes utilisent des mollusques d’eau douce. C’est à l’intérieur de ces organismes que le parasite réalise une partie de son cycle de vie, avant de se libérer dans l’eau douce où il va se retrouver en contact avec les populations, atteint un certain stade.

La pénétration du parasite se fait par voie transcutanée. Une fois dans l’organisme, il va rester quelques jours au niveau du derme, où il va commencer son développement. Deux à quatre jours après l’infection, le schistosome va gagner les vaisseaux sanguins, où il va poursuivre sa maturation, a expliqué le Dr Keta.

Les symptômes de la maladie sont dus à la présence des œufs dans les tissus qui provoquent l’apparition d’une importante réaction inflammatoire. Néanmoins, les conséquences de la bilharziose vont dépendre de l’espèce du parasite. Les malades souffrent généralement de fatigue, de fièvre et montrent un taux élevé de certains globules blancs.

Dans le cas d’une bilharziose intestinale, du sang peut apparaitre dans les selles. De même, pour une bilharziose uro-génitale, du sang peut être observé dans les urines, a-t-il conclu.   ACP/Kayu/GMM/Wet/KJI/JLL/CKM

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