La CENCO plaide pour l’organisation des élections locales 

Kinshasa, 21 mai 219(ACP).-Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo(CENCO), l’abbé Donatien Nshole  a plaidé mardi pour l’organisation des élections locales considérées comme des scrutins vitaux pour la consolidation de la démocratie à partir de la base.

L’abbé Nshole qui l’a dit dans son allocution d’ouverture des travaux d’évaluation du processus électoral organisés à l’immeuble « Reine de la paix sur l’avenue des Huileries à Gombe, a fait savoir que ce vide constitue une entorse à la démocratie ainsi qu’au processus de décentralisation.

Il a également révélé que la CENCO, à travers son organe technique qu’est la commission épiscopale « Justice et paix du Congo(CEJPC/CENCO) », a publié dans les domaines de gouvernance, de droits humains et démocratie, onze rapports  d’observation électorale depuis le déroulement du cycle électoral, dont deux rapports sur l’environnement préélectoral, sur l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs, sur l’enregistrement des électeurs, sur la cartographie des juridictions qui ont mandat de gérer le contentieux électoral et le rapport sur les élections présidentielle, législatives et provinciales du 3 décembre 2018.

Il prévoit que le plaidoyer qui sera conduit à l’issue de cet atelier vise l’amélioration des opérations et de l’environnement électoraux  pour la suite du cycle électoral en cours, particulièrement les élections locales, municipales et urbaines ainsi que  des réformes, le cas échéant, pour le cycle électoral prochain.

Il a par la même occasion remercié les partenaires pour leur appui aux structures citoyennes de la CEJPC/CENCO, de la SYMOCEL et de l’AETA.  

Le Président de la République invité à faire observer la périodicité dans l’organisation des élections

Par ailleurs, la secrétaire exécutive adjointe de la CEJPC/CENCO, la sœur Nathalie Kangaji a dans son  rapport final de l’observation des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales 2018 et 2019, invité le Président de la République à faire observer la périodicité dans l’organisation des élections et de faire respecter le nombre des mandats du Président de la République et des gouverneurs ainsi que la durée des mandats des élus.

Elle a recommandé au Parlement de veiller à la stabilité du cadre légal en évitant des révisions inopportunes et intempestives du code électoral, surtout dans les six mois qui précèdent l’organisation des élections, de modifier la loi portant identification et enrôlement des électeurs afin que cette opération soit continue, au lieu d’attendre la veille des scrutins pour les déclencher, de doter la CENI d’un bureau composé exclusivement des techniciens électoraux issus des confessions religieuses et des organisations de la société civile …

La sœur Nathalie Kangaji a, dans ce même rapport,  demandé au gouvernement de la République de mettre en place et de rendre opérationnelle la commission  interinstitutionnelle chargée de fixer et d’allouer les subventions aux partis politiques à des fins de fonctionnement ou de campagne électorale, de veiller à l’exécution des fonds alloués à la CENI pour l’organisation des élections prochaines dans le respect du délai constitutionnel ainsi que de procéder à l’identification de la population afin de constituer le fichier général et de délivrer la carte d’identité nationale aux citoyens congolais.

Quant à la CENI, le rapport final de la CEJPC/CENCO/MOE lui a recommandé de prendre des mesures utiles en vue de la tenue, dans le délai, des élections urbaines, municipales et locales en toute transparence, de prendre toutes les dispositions conséquentes pour éviter toute tentative de fraudes électorales lors des élections urbaines, municipales et locales, notamment de publier les résultats par bureau de vote, afin d’éviter qu’ils  entraînent le pays dans une escalade des conflits communautaires.

Au Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la communication(CSAC),  le rapport  a recommandé de mettre à jour sa directive relative à la campagne électorale à travers les médias en vue de veiller au respect du principe d’égalité de production des activités, écrits, déclarations ainsi que la publication des programmes entre les candidats.

S’agissant des partis politiques, il les invite à recruter, former, faire accréditer et déployer leurs témoins à tous les niveaux des opérations électorales afin d’avoir des procès-verbaux pour soutenir leurs recours, le cas échéant et aux organisations de la société civile, d’intensifier les activités d’éducation civique et électorale et de travailler en synergie en vue de couvrir l’ensemble du pays.

Concernant le Conseil supérieur de la magistrature, le rapport lui demande d’installer les cours et tribunaux d’ordre administratif et d’intensifier les activités de renforcement des capacités du personnel judiciaire en matière des contentieux électoraux sur l’ensemble du pays et aux Cours et Tribunaux de statuer sur les contentieux électoraux en toute responsabilité, indépendante et impartialité.

Il est recommandé au peuple congolais à travers ce rapport d’éviter tout sentiment de tribalisme, de discrimination et des actes de vandalisme en vue de promouvoir et de renforcer l’unité nationale, le respect et la tolérance réciproque.

Ces assises sur le forum national 2019 qui ont débuté mardi 21 mai se poursuivront pendant cinq jours avec les animateurs de la commission Justice et paix venus de 47 diocèses du pays, avec les membres de la SYMOCEL et de l’AETA, sous l’appui financier de l’UKAID, The Carter center. ACP/ZNG/Wet/JFM

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