La compétence pénale des Etats contributeurs des troupes de l’ONU face aux victimes, une autopsie de Michel M. Kaboyi

Kinshasa, 1er sept. 2019 (ACP).- L’écrivain Michel Mugaruka Kaboyi vient d’enrichir le marché du livre avec  son nouvel ouvrage intitulé : «L’Onu face aux victimes : la compétence pénale des Etats contributeurs de troupes de l’ONU à l’épreuve des droits des victimes», publié  aux éditions Balland a appris l’ACP dimanche, de source proche de l’auteur.

Préfacé par le Premier président de la Cour de cassation, Jérôme Kitoko Kimpele, l’auteur met en alerte et propose une solution scientifique, face à ce que lui-même qualifie de «métastase cancéreuse des abus et explications sexuels», de temps en temps et paradoxalement, observés dans le chef de soldats de la paix et du personnel civil de l’ONU sur le théâtre des opérations de paix.

A travers les 233 pages de  cet  ouvrage subdivisé en trois parties, Michel M. Kaboyi  laisse  entrer le lecteur dans les méandres des opérations de maintien de la paix, en manifestant les causes de leurs faiblesses lorsqu’elles sont tributaires à l’exercice de la compétence pénale par les Etats contributeurs de troupes. Il traite également de l’inaffectivité de la réparation des victimes des fautes graves commises par les soldats de la paix et le personnel civil de l’ONU.

Ainsi, la première partie est consacrée à l’historique et à l’évolution des opérations de maintien de la paix, les rôles des Etats et de l’ONU dans la mise en œuvre de ces opérations. Il en est de même de types  des conflits internationaux, les principaux enseignements tirés pour les planificateurs et les décideurs, les faiblesses du système onusien, le rôle de l’ONU avant les opérations de maintien de la paix et tant d’autres.

Dans la  seconde partie de l’ouvrage consacrée à la permissibilité des Casques bleus récalcitrants, l’auteur décline en une analyse sur l’état des victimes dans les opérations de maintien de la paix, les perspectives structurelles et institutionnelles à envisager pour colmater les brèches de l’inconsidération si pas de l’ignorance des victimes  dans cette catégorie d’opérations.

Il énumère quelques principes directeurs du code de conduite des soldats de la paix, avant de relever des mesures en vigueur de l’ONU pour lutter contre les actes d’exploitation et abus sexuels dans ses opérations.

Dans ce contexte, il évoque le dossier consacré  aux opérations de maintien de la paix en RCA dont a fait partie le contingent de la RDC. Il a passé au peigne fin toutes les péripéties liées à cette affaire.

Parlant du droit à la réparation des victimes, l’auteur fait savoir que celui-ci  se trouve être le seul et unique gage susceptible d’assainir la crise psychologique des concernés directs et indirects. Ce droit, de surcroit confirmé pourrait adoucir la teneur des victimes tout en calmant leur ardeur.

Enfin, dans la toute dernière partie voulue plus pédagogique, Michel  Kaboyi réagit face aux légitimes inquiétudes liées aux missions de maintien de la paix, tout en y apportant quelques recommandations onéreuses et non onéreuses.

Aperçu biographique

Juriste de formation, Michel M. Kaboyi est directeur du Centre de recherche sur les opérations de maintien de la paix (COP). Il a été formé aux Universités Catholique de Louvain, Protestante du Congo, Moncton et Montréal du Canada.

Fort de son expérience dans la gestion des conflits touchant aux opérations de maintien de la paix, il travaille comme partenaire des Nations Unies dans la prévention des actes d’exploitation et d’abus sexuels dans les missions de paix de l’ONU. Il est auteur de plusieurs publications scientifiques parmi lesquelles : «Forces des Nations Unies et responsabilité internationale : opérations de maintien de la paix de l’Onu, imputation et réparation » (2012),  « Quel avenir pour les victimes d’abus d’exploitation et d’abus sexuels ? », « Bilan de 18 ans de présence de la MONUSCO en RDC», etc. ACP/FNG/MPK/Cfm

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