La méthotrexate constitue un traitement des grossesses extra utérines avec 85% de réussite

Kinshasa, 19 mars 2019 (ACP).- La méthotrexate constitue un traitement médicamenteux ou une prise en charge non chirurgicale des grossesses extra utérines (GEU) présentant 85% de réussite, a fait savoir mardi à Kinshasa le Dr Anna Bila, gynécologue obstétricienne au Centre Médical Diamant lors de son intervention à une conférence sur « Les diagnostics et la prise en charge médicamenteuse des grossesses extra utérines ».

Selon le Dr Bila, cette méthode est similaire au traitement chirurgical qui n’épargnait pas le patient des risques. La grossesse extra utérine est une implantation du fœtus en dehors de la cavité utérine. Selon les statistiques disponibles, les grossesses extra utérines représentent 2% des cas, parmi elles 95% se placent dans la trompe de Fallope,  3,2% dans les ovaires et 1,3% dans l’abdomen.

Elles présentent plusieurs symptômes notamment les douleurs abdominales, le retard de règles et les saignements vaginaux dont les diagnostics se font par l’échographie endovaginale.

Le Dr Bila a fait savoir que la chirurgie dans les cas de grossesses extra utérines est devenue une vieille pratique car la recommandation de la méthotrexate pour pallier à cette situation sanitaire serait indispensable.

La grossesse extra utérine, une urgence gynéco-obstétricale chez la femme à l’âge de procréer

La grossesse extra utérine (GEU) est une urgence gynéco-obstétricale à laquelle il faut toujours penser chez la femme à l’âge de procréer, de l’adolescence à la ménopause, chez les femmes ayant connu tardivement les relations sexuelles, chez celles qui pratiquent la contraception, etc.

Elle a souligné que la plupart des patientes se font consulter pour divers problèmes gynécologiques. La responsabilité revient au médecin d’orienter le diagnostic à l’alternative d’une GEU, dont la plupart ne sont pas visibles au test de grossesse à l’urine.

La grossesse extra utérine est plus souvent découverte tardivement. Pendant la surveillance clinique, le médecin administre des injections avant le retour de la patiente à son domicile, lui recommande un repos, lui interdit la consommation de l’alcool et de l’aspirine ainsi que le voyage lointain jusqu’à sa guérison complète. Il est également recommandé d’évaluer les douleurs pelviennes et s’il y a recrudescence de douleurs, une échographie doit être imposée.

Les GEU tardivement soignées ont des effets secondaires comme les tomatites, les nausées, les diarrhées, et peuvent engendrer des complications telles que l’insuffisance rénale et la colite. ACP/FNG/Wet/JFM

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