La ministre des Droit humains regrette le «cauchemar» de Yumbi

Kinshasa 22 mars 2019 (ACP).- La ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa a déclaré regretter  le « cauchemar » survenu les 16 et 17 décembre 2018 dans le territoire de Yumbi, province du Mai-Ndombe, où plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été massacrés suite à un conflit intercommunautaire lié essentiellement à la terre.

Dans  une interview accordée à une radio française, la ministre des Droits humains s’est indignée du caractère atroce et horrible de ces massacres, avant de relever que selon des informations en sa possession, « certains acteurs politiques ou administratifs locaux ont instrumentalisé ce conflit à des fins politiques ».

Elle a martelé à ce sujet que « la sanction sera sévère, à la hauteur des crimes qu’ils ont commis ».

Par ailleurs, la ministre des Droits humains a salué la libération de 700 personnes ainsi que celle des acteurs politiques  bien connus qui  ont bénéficié de la grâce présidentielle, ajoutant que son  ministère continue à travailler avec le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme afin d’identifier et de faire libérer toutes les personnes qui ne méritent pas de rester en prison.

L’objectif de cette action est de mettre fin aux arrestations arbitraires et de  permettre le désengorgement des prisons, a-t-elle expliqué.

S’agissant de la suppression des cachots décidée par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi, Marie-Ange Mushobekwa a déclaré « qu’il y a des cachots qui doivent être fermés, ce n’est pas aujourd’hui que je l’ai dit ». Il a rappelé que même le Président Joseph Kabila avait demandé que tous ces cachots soient fermés.

Cependant, a-t-elle soutenu, « si les chefs de certains services ou certains ministres (…) ne respectent pas les orientations qui ont été données, on ne peut pas faire porter toute la responsabilité au Président de la République ».

Interrogée sur sa collaboration avec le Président Félix Tshisekedi qui est entré en fonction depuis le 24 janvier dernier, la ministre des Droits humains a déclaré : « je travaille très bien avec le Président Félix Tshisekedi, et autant j’ai parfaitement travaillé sous le leadership du Président Joseph Kabila ». ACP/Kayu/DNM/Wet/KJI

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