La pollution de l’air au centre d’un atelier de réflexion à l’UNIKIN

Kinshasa, 17 juillet 2019 (ACP).- L’ONG Biogenèse et la faculté des sciences de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), avec l’appui de la coopération Allemande (GIZ), ont organisé mardi à l’Ecole Régionale post- universitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (ERAIFT) à Kinshasa, un atelier de réflexion sur «  la pollution de l’air et les risques sanitaires » en marge de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin dernier.

Selon le ministre provincial de l’Environnement, Tourisme et Aménagement de la ville, Didier Te Litho Tenge,  la thématique choisie intéresse au plus haut niveau la ville de Kinshasa, dans la mesure où elle permet d’avoir les informations utiles et de données scientifiques sur la pollution.

À titre de rappel, a-t-il dit, la ville de Kinshasa est signataire depuis 2015 de la convention des maires de l’Afrique subsaharienne qui est une convention mondiale sur le climat et l’énergie.

Cette initiative, a-t-il poursuivi,  invite les gouvernements locaux d’en définir une vision des actions à longues termes pour un avenir sur les 3 piliers suivants : l’atténuation du changement climatique, l’adaptation au changement climatique et l’accès à l’énergie durable.

L’exécutif provincial est entrain de mener un certain nombre d’actions afin de relever le défi en matière de reboisement notamment la plantation des arbres sur les places des institutions publiques. Des instructions claires sont données aux bourgmestres pour qu’ils procèdent au reboisement de tous les espaces libres avec l’obligation de planter au moins 100 arbres par mois.

Selon le doyen de la faculté des sciences, le professeur Musesa Landa, les différents thèmes débattus durant ces assises ont indubitablement une importance très capitale dans la mesure où ils cadrent avec le développement durable auquel chacun aspire pour la survie de l’humanité toute entière.

Le programme de développement durable à l’horizon 2030, a-t-il dit,  affirme la résolution de protéger durablement la planète et ses ressources naturelles,  soulignant  que les objectifs 14 et 15 visent à préserver les  écosystèmes aquatiques et terrestres, et à conserver de manière durable les ressources marines et terrestres.

La Biogenèse et la faculté des sciences, a-t-il relevé,  exhortent les décideurs, les industries, les  membres de la société civile, les communautés et les individus à conjuguer leurs efforts pour explorer les possibilités existantes en termes d’énergies renouvelables et de technologies vertes et à améliorer la qualité de l’air dans les villes et les provinces du pays.

400 arbres plantés dans le site du département de l’environnement à l’UNIKIN

Par ailleurs les participants à cette journée de réflexion ont planté au moins 400 arbres sur le niveau site du département de l’environnement dans la faculté des sciences pour lutter contre le réchauffement climatique.

Selon le chef d’antenne de Biogenèse au Nord-Ubangi, l’assistant Rufin Ndjolu,  sa structure recommande un travail de synergie entre les scientifiques, les  décideurs politiques et les acteurs de la société civile pour qu’ils s’impliquent dans la lutte contre la pollution de l’air.

Il a circonscrit le cadre de cet atelier de réflexion qui a répondu aux questions telles que « quelles  sont les causes sous-jacentes de la pollution en RDC? », « dans quelle mesure l’exploitation pétrolière est-elle une cause de la pollution », « où des améliorations durables ont-elles été réalisées », et «  comment peuvent-elles être transposées à plus grande échelle ».

L’objectif poursuivi  par cet atelier était de formuler les résolutions pour rendre l’environnement plus sain et de prendre des mesures qui visent  sur le plan mondial à sauver des millions de vies, à valoriser les forêts en milieu urbain et à s’intégrer au processus de protection de l’environnement de la RDC en général et de la ville de Kinshasa en particulier contre la pollution atmosphérique. ACP/FNG/DNM/Wet/Kji

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