La population du Haut Lomami remercie le Chef de l’Etat pour la prise en compte de la catastrophe naturelle de Malemba Nkulu 

Kinshasa, 22 mai 2019(ACP).- La population du Haut Lomami en général et celle du territoire de Malemba Nkulu en particulier remercie le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir pris très à cœur la situation de catastrophe naturelle qui frappe cette contrée depuis un certain temps suite notamment à la divagation d’éléphants qui entraine d’énormes dégâts en plus des pertes en vies humaines.

Le  député provincial du Haut Lomami, Paul Ngoy Nsenga, en séjour dans la capitale, a déclaré mercredi au cours d’un entretien avec l’ACP, que sur instruction du Président de la République, le Directeur de cabinet Vital Kamerhe a déjà saisi le ministre de de la Solidarité nationale et actions humanitaires pour lui demander d’évaluer les dégâts afin d’apporter,  le cas échéant,  une assistance sociale aux victimes de cette calamité.

Le député provincial Paul Ngoy Nsenga a également exprimé sa gratitude à la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda Lioko qui, saisie par le député national Félix Kabange Numbi, s’est prononcée, lors de la plénière du lundi 20 mai, pour  le déploiement d’une commission d’enquête  parlementaire sur cette situation et sur la foudre qui a causé mort d’hommes.

Il a, par ailleurs,  rappelé qu’entre 2016 et le 17 mai 2019, plus de  35.000  ménages ont  été  victimes de cette catastrophe due à la divagation d’éléphants dans le parc de l’Upemba. En plus, a-t-il ajouté, 80% de champ de différentes cultures ont été dévastés et  plus de 73.000 élèves sont actuellement en situation de déperdition scolaire à Malemba Nkulu.

Le député provincial Paul Ngoy Nsenga a relevé que cette catastrophe a également entrainé une hausse vertigineuse des denrées alimentaires notamment le maïs et le manioc cultivés sur place mais devenus rares parce que les champs sont dévastés par les éléphants qui, en plus, empêchent les  villageois d’y accéder suite à leur présence menaçante.

Comme solution à cette catastrophe naturelle, l’élu provincial de Malemba Nkulu revient sur quelques pistes déjà tracées par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) consistant notamment en l’évacuation des petits villages installés illégalement par des groupes maï maï à l’intérieur du par et en faisant bénéficier à cinq villages les plus vulnérables d’un ensemble de mesures d’atténuation des conflits hommes-éléphants pour réduire les menaces.

Il est question également, parmi les mesures urgentes,   de renforcer les éco gardes qui ne sont actuellement que cinquante en nombre et en équipements, d’acheter des colliers GPS supplémentaires (en plus de six qui existent déjà) et d’augmenter le nombre d’heures de vol de l’hélicoptère pour  suivre les éléphants en temps réel et  les éloigner  des villages.

La possibilité d’électrifier la frontière du parc ou de placer des clôtures autour des villages et des champs est également envisagée. ACP/Kayu/DNM/May/GMM

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