Lancement du projet « Assistance préparatoire pour l’actualisation du plan directeur des pêches de la RDC »

Kinshasa, 06 septembre 2019 (ACP).- Le directeur du cabinet du ministre de l’Agriculture, Gaspard Nzita, a procédé, vendredi, dans la salle de représentation de la FAO, au lancement du projet « Assistance préparatoire pour l’actualisation du plan directeur des pêches de la RDC », en présence de M. Aristide Obame, représentant résident de cet organisme du système des Nations Unies en RDC.

Il a annoncé dans son mot d’ouverture que les prévisions du plan directeur des pêches ciblaient l’horizon 2000 avec un ensemble d’objectifs précis à atteindre, notamment l’augmentation sensible de la production qui devra passer  de 150.200 à 573.000 tonnes par an.

Cependant, a-t-il fait remarquer, ce plan n’a pas été suffisamment mis en application suite notamment aux pillages généralisés de 1991 et 1993 qui ont détruit le tissu économique et aux conflits armés récurrents qui ont aussi désarticulé tous les secteurs de production et de l’économie nationale, avant d’ajouter que ce plan est devenu obsolète ne cadrant plus avec les réalités du secteur de la pêche.

Par conséquent, a affirmé le directeur de cabinet, il y a nécessité d’établir un bilan diagnostic actualisé du secteur des pêches qui tient en compte des nouvelles règles en matière d’exploitation et de gestion des ressources halieutiques.

Le partenariat entre le gouvernement congolais et la FAO a permis de développer ensemble plusieurs initiatives touchant une variété d’actions stratégiques dans le secteur de pêche et encore aujourd’hui la FAO est aux cotés du gouvernement congolais pour lancer ce projet d’actualisation du plan directeur des pêches.

Ainsi, les activités essentielles à ce niveau consisteront  notamment à établir un diagnostic complet de la pêche par plan d’eau, définir avec les parties prenantes les priorités de développement par plan d’eau et des micros projets utiles, identifier les principales contraintes de la filière pêche à chaque étape à savoir : la production, la transport, la transformation, la conservation et la commercialisation, etc.

Pour sa part, Aristide Obame, a rappelé que la RDC est la 2ème réserve mondiale d’eaux douces après le Brésil, précisant qu’elle regorge de nombreux cours d’eaux  poissonneux dont le potentiel halieutique a été estimé par la FAO à 707.260 tonnes exploitable annuellement. Cette disponibilité de ressources halieutiques fait de la pêche un secteur vital,  actif et attractif qui mobilise de millions d’acteurs  qui en tirent l’essentiel de leurs moyens d’existence.

En outre, il est reconnu que la pêche est un grand  pourvoyeur des emplois et générateur de revenus pour le ménage et de devises pour le pays, a-t-il dit. D’où la nécessité de disposer d’un plan directeur de pêches actualisé conformément à la requête du gouvernement.

C’est pourquoi, le gouvernement et la FAO se sont engagés à donner au pays un outil opérationnel de planification permettant d’appuyer une gestion rationnelle et durable de ses ressources halieutiques.

Des résultats attendus

Dans sa présentation, M. Sylvain Tusanga, coordonateur national dudit projet a énuméré quelques résultats attendus dans sa mise en œuvre, entre autres : la mise en place d’un comité technique préparatoire, le renforcement des capacités des membres du comité technique préparatoire, l’élaboration et la validation de l’avant projet du plan directeur des pêches, etc.

Il a aussi rappelé que l’objectif global de ce projet est de fournir une assistance préparatoire pour l’actualisation du plan directeur des pêches en vue d’une gestion rationnelle, durable et d’une gouvernance renforcée du secteur de la pêche. ACP/Kayu/JFM

 

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