Le Centre de Transit de cas suspects d’Ebola de Mambowa au Nord-Kivu saccagé par la population

Kinshasa, 15 mars 2019 (ACP).- Le Centre de Transit de cas suspects d’Ebola de Mambowa, dans la zone de santé de Biena, au Nord-Kivu,  a été saccagé jeudi par une foule suite au refus de la population de laisser une équipe de la riposte effectuer un prélèvement sur le corps d’un homme suspecté d’être mort d’Ebola dans un centre de santé local, rapporte le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien sur la situation épidémiologique de cette maladie dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, parvenu vendredi à l’ACP.

La source indique que la foule s’est également attaquée à l’hôpital général de référence de Biena, un bâtiment récemment réhabilité. La police est intervenue pour disperser la foule. Malheureusement, un jeune homme est décédé après avoir été touché par une balle perdue et un autre a été blessé. Toutes les activités de la riposte ont été suspendues pour la journée.

Une délégation constituée de l’administrateur du territoire et de plusieurs notables de la région devait se rendre à Biena vendredi 15 mars 2019 afin d’échanger avec la population pour faire baisser la tension. Le ministère de la Santé a demandé au ministère de l’Intérieur d’ouvrir une enquête sur ces incidents.

Notons que cinq nouveaux cas confirmés de maladie à virus Ebola ont été enregistrés dans la journée de jeudi 14 mars 2019, dont trois à Mandima (Ituri), un à Kalunguta (Nord-Kivu) et un à Lubero (Nord-Kivu). Il y a eu également trois nouveaux décès de cas confirmés le même jour, dont un   décès communautaire (décès survenu en dehors des structures sanitaires) à Mandima et deux  décès au centre de traitement d’Ebola (CTE) de Butembo. Par ailleurs, un patient a été guéri et il est sorti du CTE Butembo.

Depuis la déclaration de cette épidémie d’Ebola le 1er  aout 2018, le cumul des cas est de 932, dont 867 confirmés et 65 probables. Au total, il y a eu 587 décès (522 décès de cas confirmés et 65 décès de cas probables) et 309 personnes guéries.

A ce nombre s’ajoute 210 cas suspects en cours d’investigation. Les données présentées dans ce tableau sont susceptibles de changer ultérieurement, après investigations approfondies et après redistribution des cas et décès dans leurs zones de santé respectives.

Le ministère de la Santé rappelle que le seul vaccin utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Éthique dans sa décision du 19 mai 2018. En effet, la RDC a déjà vacciné 87.985 personnes parmi lesquelles les prestataires de soins de première ligne, les contacts et les contacts des contacts des malades. ACP/Kayu/DNM/JGD/NIG

Partagez cet article